Opération Cet été, je lis ! - édition 2026

Dans le cadre de l’édition 2026 de l’opération ministérielle « Cet été, je lis ! », tous les écoliers de CM2 recevront un recueil de six récits des Métamorphoses d’Ovide qui les accompagnera durant les vacances d’été.

Avant même l'arrivée du livre dans les classes, cette page propose des ressources pour découvrir l’œuvre en classe de CM2, encourager la lecture personnelle durant l’été et en approfondir la connaissance à la rentrée en classe de 6e.

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Le livre « Cet été, je lis ! », édition 2026

Le livre « Cet été, je lis ! » permet à tous les écoliers de CM2 de quitter l'école primaire avec une œuvre de la littérature patrimoniale pour les accompagner durant les vacances d’été. Les élèves peuvent ainsi partager le plaisir de lire avec leur famille, leurs camarades et leurs professeurs.

Pour cette édition 2026, un recueil composé d’une sélection de 6 récits extraits des Métamorphoses d’Ovide permet aux élèves de CM2 de découvrir des mythes fondateurs du monde gréco-romain et des histoires merveilleuses où humains et dieux se côtoient et se transforment. Pour faciliter l'engagement dans la lecture, des pages jeux suivent chaque récit.

Découvrir l'ouvrage en classe

À la remise du livre, un temps de présentation de l'ouvrage est organisé pour susciter l'intérêt de chaque écolier et l'envie de lire.

En amont de la réception de l’ouvrage, les professeurs peuvent commencer à faire découvrir à leurs élèves Les Métamorphoses ainsi que l’univers d’Ovide en prenant appui sur les ressources proposées. Destinées aux classes de CM2 pour préparer la réception du livre, puis accompagner sa découverte, ces ressources sont également complétées par des pistes spécifiques dédiées à la liaison CM2-6e et à la classe de 6e.

Les textes des six récits extraits des Métamorphoses d’Ovide

Les illustrations d'Alice Chamama

Vous pouvez télécharger 20 illustrations d'Alice Chamama pour accompagner les extraits des Métamorphoses d'Ovide.

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Pistes pédagogiques

Pour la liaison CM2-6e

  • Susciter et accompagner l’engagement de l’élève dans la lecture personnelle et autonome de l’œuvre (À paraître)

Pour la 6e

  • Lire, dire et créer (À paraître)
  • Les Métamorphoses, transmissions et réécritures jusqu’à nos jours (À paraître)

Écouter les six récits des Métamorphoses

Ces six capsules audios permettent d’entrer par les lectures de la conteuse Nathalie Bondoux et du comédien Charles Gonzalès, dans l’univers des récits d’Ovide.

Écho et Narcisse

Transcription

[Musique]
[Voix féminine]
Écho et Narcisse.
Vous allez découvrir les métamorphoses d’Écho et sa rencontre avec Narcisse. Pour bien comprendre cette histoire, il faut savoir qu’Écho est une très belle jeune fille qui vit dans la nature. C’est une nymphe, une créature divine de la mythologie. Narcisse est un très beau jeune homme. Il a seize ans. Il plaît beaucoup mais l’amour ne l’intéresse pas. 

[Musique]
[Voix masculine]
Un jour, une nymphe à la voix puissante aperçoit Narcisse en train de pousser des cerfs effrayés vers ses filets de chasse. Cette nymphe, c’est Écho qui répète tout ce qu’elle entend : elle ne sait ni se taire quand on lui parle, ni parler en premier. 

À cette époque, Écho avait un corps. Elle n’était pas encore réduite à une simple voix. Pourtant, cette bavarde n’avait pas d’autre usage de la parole que celui qu’elle a aujourd’hui : elle ne pouvait que répéter les derniers mots qu’elle avait entendus. 

Junon, la reine des dieux, lui avait fait subir ce sort pour la punir. En effet, chaque fois que la déesse cherchait à surprendre, dans la montagne, des nymphes dans les bras de Jupiter son époux, Écho, astucieuse, la retenait par une conversation interminable, pour donner aux nymphes le temps de s’enfuir. Un jour, Junon s’en rendit compte. « Tu auras un usage réduit de cette langue qui m’a trompée, et tu ne pourras plus parler autant ! » La déesse dit cela et mit sa menace à exécution. Depuis, Écho ne peut plus que répéter les dernières paroles qu’elle entend. 

Donc, dès qu’Écho aperçoit Narcisse vagabonder dans les bois, elle s’enflamme d’amour et le suit en cachette. Plus elle le suit et plus son cœur brûle. C’est comme avec le soufre : quand on en met au bout d’une torche, il s’enflamme d’un coup. Combien de fois a-t-elle voulu l’aborder avec des paroles séduisantes et lui adresser de douces supplications ! Sa nature s’y oppose et le lui interdit. Mais, puisque cela au moins lui est permis, elle attend que Narcisse parle pour répéter ce qu’il dit. 

Or, voilà que le jeune homme se retrouve séparé de ses fidèles amis. Il s’inquiète :

-Il y a quelqu’un ?

-Il y a quelqu’un ! répond Écho. 

Surpris, Narcisse s’immobilise. Il regarde partout autour de lui : « Approche ! », crie-t-il de toutes ses forces. Et Écho appelle celui qui l’appelle. 

Il se retourne et, ne voyant toujours personne, il demande : « Pourquoi me fuis-tu ? » Il entend aussitôt ce qu’il vient de dire. 

-Par ici, retrouvons-nous ! propose-t-il. 

-Retrouvons-nous ! répète Écho qui ne pouvait rêver mieux que de reprendre ces mots. 

Elle se réjouit et elle sort de la forêt dans l’espoir de prendre Narcisse dans ses bras. Mais lui, il s’enfuit ! Dans sa fuite, il s’écrie :  

- Ne me touche pas ! Je préfère mourir plutôt que de m’unir à toi. 

- M’unir à toi ! répond-elle, sans pouvoir dire autre chose… 

Rejetée, elle se cache dans les bois et couvre de feuilles son visage dont elle a honte. 

Depuis ce jour, elle vit dans des grottes isolées. Mais l’amour vit toujours au fond de son cœur. Il se nourrit de la douleur qu’elle ressent d’avoir été rejetée et cet amour ne fait qu’augmenter. Sa souffrance la tient éveillée, ce qui l’épuise. La maigreur ride sa peau. Ses forces diminuent. Il ne lui reste que la voix et les os. Sa voix s’est conservée, mais ses os, à ce qu’on dit, sont devenus durs comme la pierre. 

Elle se cache dans les forêts, demeure invisible dans les montagnes. Mais tous ceux qui l’appellent l’entendent ! Elle n’est plus que le son qui vit en elle.
[Musique]

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Persée et Méduse

Transcription

[Musique]
[Voix féminine]
Persée et Méduse. 
Vous allez découvrir les pouvoirs de Méduse, une créature puissante qui peut donner la vie mais également la détruire. En effet, tous ceux qui osent croiser son regard sont immédiatement changés en pierre. 

Pour bien comprendre cette histoire, il faut savoir que le héros Persée a vaincu Méduse dont il garde désormais la tête. Avant le début de ce récit, Persée a sauvé Andromède, une jeune princesse grecque retenue prisonnière par un monstre marin. Il s’apprête à l’épouser. 

[Musique]
[Voix masculine]
Pour que le sable durci n’abîme pas la tête de Méduse aux cheveux mêlés de serpents, il atténue la dureté du sol avec des feuilles, le recouvre d’algues nées dans la mer et y dépose la tête de Méduse, fille de la divinité marine Phorcys. 

Une algue pleine d’eau vient d’être coupée mais son cœur est encore en vie. Elle est très vite touchée par le pouvoir incroyable de Méduse : elle durcit à son contact et pour la première fois, sa tige et ses feuilles se raidissent. Alors les divines nymphes de la mer essaient de reproduire ce phénomène extraordinaire sur de nombreuses autres algues. Elles ont la joie d’y parvenir quand elles jettent des pousses d’algues dans l’eau !

Aujourd’hui encore les coraux possèdent la même propriété : ils durcissent dès qu’ils sont au contact de l’air. Souples sous la mer, ils deviennent durs comme de la pierre hors de l’eau. 

Pour remercier trois dieux, Persée élève ensuite, avec des mottes d’herbes, trois autels afin d’y déposer des offrandes et allume un feu sur chacun d’eux. L’autel de gauche est consacré à Mercure, le dieu messager, celui de droite à Minerve, la belle guerrière, et celui du milieu à Jupiter, le roi des dieux. Il offre une vache à Minerve, un veau à Mercure aux sandales ailées et un taureau à Jupiter le plus puissant des dieux. 

Aussitôt après, Persée entraîne à sa suite Andromède, la jeune fille qu’il vient de délivrer. Le dieu Amour et le dieu du mariage, Hyménée, agitent devant eux des torches que l’on allume à cette occasion. Les feux dégagent des parfums puissants. Des guirlandes pendent des toits.

Partout résonne le son des lyres, des flûtes et des chants, indices heureux des cœurs joyeux. Les portes à double battant du palais sont ouvertes. Des cours intérieures entièrement recouvertes d’or apparaissent alors, ainsi que le somptueux banquet magnifiquement préparé qu’offre le roi et qu’entament ses invités, les nobles de la région. 

À la fin du repas, généreux en plats et en vins, dons du dieu Bacchus, un invité pose des questions sur la culture et sur les façons de vivre des habitants de la région. Un autre invité s’empresse de lui répondre et de lui conter leurs mœurs et usages. Après avoir donné ces explications, il demande à son tour : « Maintenant, je t’en prie, au nom des dieux, raconte-nous, Persée, toi qui es si courageux, quelle énergie il t’a fallu et quelle a été ta stratégie pour t’emparer de la tête de Méduse couronnée de serpents ! »

Persée explique alors qu’au pied du glacier de l’Atlas, se trouve une vallée protégée par un rempart de rochers imprenables. Devant l’entrée de ce lieu vivent deux sœurs jumelles, filles du dieu Phorcys, père d’un grand nombre de monstres. Elles ont un œil pour deux qu’elles se passent à tour de rôle ! Persée confie s’être emparé en cachette de cet œil en glissant sa main rusée à la place de celle de la sœur qui s’apprêtait à le recevoir à son tour. 

Il emprunte ensuite des chemins cachés et difficiles d’accès. Il gravit des rochers hérissés de forêts escarpées et atteint enfin la demeure des Gorgones, trois sœurs terrifiantes. Avant d’arriver, il a vu partout, à travers les champs, le long des chemins, des hommes et des bêtes sauvages, tous transformés en statues de pierre pour avoir croisé le regard de Méduse, l’une des trois Gorgones. C’est pourquoi, il ne fait que regarder le reflet du visage de la redoutable Méduse que lui renvoie le bronze du bouclier qu’il tient de sa main gauche. Puis, pendant que Méduse et ses serpents dorment d’un sommeil profond, il coupe le cou de Méduse ! Du sang de cette dernière, naissent Pégase, un cheval ailé, et son frère Chrysaor.

Persée raconte aussi les dangers bien réels qu’il a rencontrés sur son chemin. Du haut du ciel, sur son cheval Pégase, il a vu des mers et des terres. Du bout des ailes de Pégase, il a même frôlé les étoiles. 
[Musique]

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Dédale et Icare

Transcription

[Musique]
[Voix féminine]
Dédale et Icare. 
Vous allez apprendre ce qui est arrivé à Icare, un jeune garçon qui vit en Crète, la plus grande île grecque.

Pour bien comprendre ce récit, il faut savoir que le père d’Icare s’appelle Dédale. C’est un inventeur et architecte de génie. Dédale veut rentrer chez lui, mais il est retenu en Crète contre sa volonté par le roi Minos. Il est désespéré, quand soudain il a une idée…

[Musique]
[Voix féminine]
Dédale ne supporte plus d’être retenu en Crète car il déteste être en exil, loin de chez lui, depuis si longtemps. Il est rattrapé par l’amour de sa ville natale d’Athènes mais il reste emprisonné par la mer. « Les chemins de la terre et de la mer me sont fermés, se dit Dédale. Soit ! Mais le ciel, en tout cas, m’est ouvert. Nous passerons par là, mon fils et moi. Le roi Minos a beau tout posséder, il ne possède pas les airs. » 

Sur ces mots, Dédale consacre toute son énergie à une science jusqu’alors inconnue. Et il change l’ordre établi par la nature ! Il prend des plumes et les dispose en commençant par les plus courtes jusqu’aux plus longues. On dirait qu’elles ont poussé par ordre croissant de taille. (Il y a longtemps, la flûte des campagnes, devenue flûte de Pan, a été inventée de la même manière, avec des tuyaux de paille de tailles différentes et rangés du plus petit au plus grand.) Dédale attache ensuite entre elles les plumes du milieu avec du lin et celles des extrémités avec de la cire. Une fois assemblées ainsi, il les courbe en les repliant légèrement pour imiter les ailes des oiseaux.

Son fils, le jeune Icare, se trouve à ses côtés, ignorant qu’il joue avec ce qui va bientôt le mettre en danger : le sourire aux lèvres, tantôt il attrape les plumes qu’un léger vent soulève, tantôt il ramollit de ses pouces la cire jaune. Avec ses jeux, il gêne le travail extraordinaire de son père. Après avoir mis la dernière main à l’ouvrage qu’il a entrepris, Dédale se place en équilibre sur les deux ailes et parvient à rester suspendu dans les airs !

Il équipe alors son fils et lui dit : « Ne vole ni trop haut, ni trop bas, Icare ! Je te préviens : si tu vas trop bas, l’eau va alourdir tes plumes, et si tu vas trop haut, le feu du soleil te brûlera. Reste bien au milieu ! Ne regarde ni la constellation du Bouvier, ni celle de la Grande Ourse, ni celle d’Orion qui ressemble à une épée. Suis le même chemin que moi ! ». Dédale lui explique également comment voler. Il fixe ces ailes extraordinaires aux épaules d’Icare. Alors qu’il s’occupe de son enfant et lui donne des conseils, les joues du vieux père se mouillent de pleurs et ses mains tremblent. Il embrasse son fils, pour la dernière fois…

Soulevé par ses ailes, Dédale s’envole en premier, inquiet pourtant pour son compagnon de vol. Comme un oiseau qui pousse hors du nid ses petits, il l’encourage à le suivre, lui apprend sa technique maudite : il agite ses ailes, et se retourne pour regarder celles de son fils. Un pécheur qui attrapait des poissons avec un roseau tremblant en guise de canne à pêche, un berger les mains nouées à son bâton et un laboureur penché sur sa charrue les voient. Ils restent tous sidérés. Ils pensent voir des dieux, puisque père et fils peuvent voler !

Dédale et Icare dépassent les îles grecques de Délos et de Paros. Il y a à présent sur leur gauche Samos, l’île de la déesse Junon, et à leur droite les îles de Lebinthos et Calymné, une terre riche en miel. Mais grisé par les airs, voilà qu’Icare se laisse emporté par son vol audacieux. Il arrête de suivre son père. Entraîné par le désir d’atteindre le ciel, il va plus haut. Très vite, la proximité du soleil ramollit la cire parfumée qui attachait les plumes entre elles. La cire a fondu ! Icare secoue ses bras. Il n’a plus d’ailes pour voler. Il tombe ! Ses ailes ne peuvent même pas l’aider à ramer. Il appelle son père mais sa bouche est noyée par la mer bleu foncé. Elle lui doit depuis son nom de mer Icarienne. Son père, le malheureux Dédale, qui désormais n’est plus père, l’appelle : « Icare, où es-tu ? Où dois-je te chercher ? Icare ! ». Il aperçoit soudain des plumes sur l’eau… Il maudit alors son invention et met dans un tombeau le corps de son enfant. Depuis, l’île d’Icaria porte le nom de celui y est enterré.
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Philémon et Baucis

Transcription

[Musique]
[Voix féminine]
Philémon et Baucis. 
Vous allez lire l’histoire d’une métamorphose, celle d’un couple uni : Philémon et Baucis. 

Pour bien comprendre ce récit, il faut savoir que le roi des dieux, Jupiter, se rend en Grèce avec son fils Mercure, messager ailé des dieux. Tous deux ne souhaitent pas être reconnus. Ils ont donc pris l’apparence d’hommes ordinaires. Mercure a cependant conservé son caducée, une baguette de bois sur laquelle deux serpents sont enroulés.

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[Voix féminine]
Jupiter, le roi des dieux, visite une région de Grèce. Il a pris l’apparence d’un homme. Mercure accompagne son père. Il porte son caducée, mais il a déposé ses ailes. Tous deux se rendent dans mille maisons pour demander à être hébergés et à pouvoir se reposer. Mille maisons se ferment à double tour devant eux, sauf une seule qui les accueille. Elle est toute petite et son toit est fait de paille et des roseaux des marais. 
C’est dans cette maison que Baucis, une vieille femme très attachée à respecter les dieux, et Philémon, aussi âgé qu’elle, se sont mariés quand ils étaient jeunes. C’est dans cette maison qu’ils ont vieilli ensemble, se disant que leur pauvreté n’avait pas d’importance et en la supportant sans ressentir d’injustice. Ne cherchez pas : il n’y a pas de serviteurs chez eux. Ils sont seuls tous les deux pour s’occuper de leur maison. Ils font tout : ils donnent des ordres et les exécutent eux-mêmes. 

Dès que Jupiter et Mercure entrent dans la modeste maison en courbant la tête pour passer la porte étroite, Philémon les invite à se reposer en s’asseyant sur un banc sur lequel Baucis, en hôtesse attentive, vient de disposer un tissu grossier. Elle rassemble ensuite les cendres encore tièdes dans la cheminée, ranime le feu de la veille en l’alimentant avec des feuilles et des écorces sèches et ravive la flamme rien qu’avec son souffle de vieille femme. Elle y ajoute des branches sèches qu’elle arrache du toit de la cabane et les place sous un petit chaudron. Elle épluche les légumes que son mari a cueillis dans leur potager bien arrosé. À l’aide d’une fourche à deux dents, elle décroche un morceau de lard suspendu depuis longtemps à une poutre noircie par la fumée. Elle en coupe un petit bout et le met longtemps à bouillir pour le ramollir. 

Puis Philémon et Baucis discutent avec leurs hôtes pour les faire patienter en attendant le repas. Un seau en bois de hêtre, était accroché à un clou par son anse courbée. On le  remplit d’eau tiède pour réchauffer les pieds des voyageurs. On a tiré le lit au milieu de la cabane : son matelas est fait d’herbe tendre des marais. Son cadre et ses pieds sont en osier. Le couple le couvre d’un tissu qui ne sert d’habitude qu’aux fêtes solennelles. En réalité, ce n’est pourtant qu’un vieux drap usé, tout à fait approprié pour un lit en osier. Les dieux Jupiter et Mercure s’étendent sur ce lit. 

La vieille Baucis, qui a retroussé sa robe pour travailler, installe la table de ses mains qui tremblent. Mais l’un des trois pieds est trop court : elle le cale avec un morceau de vase cassé. Elle essuie ensuite la table, désormais stable, avec des feuilles de menthe verte. Elle y place des olives noires et des olives vertes, don de l’honnête Minerve, déesse de la sagesse, qui a montré aux hommes comment les cultiver. Elle y ajoute des courges d’automne marinées dans du vinaigre, de la chicorée sauvage, des radis, du fromage frais et des œufs qui ont cuit tout doucement dans la cendre chaude, le tout dans des plats en argile. Elle y dépose ensuite une carafe faite de la même matière. En argent ? Mais non en argile. Et des gobelets en bois de hêtre dont l’intérieur est enduit de cire jaune.  Très vite arrivent les plats chauds préparés dans la cheminée, ainsi que du vin qui n’a pas eu le temps de vieillir et que l'on pousse  pour faire de la place pour la suite. Dans des paniers, voici des noix, des figues mêlées à des dattes ridées, des prunes, des pommes parfumées, des grappes de raisin cueillies dans des vignes aux feuilles pourpres d’un rouge violet et, au milieu, un éclatant gâteau de miel. Mais par-dessus tout, il y a les visages bienveillants de Philémon et de Baucis, leurs attentions, leur générosité.

Au cours du repas, Philémon et Baucis s’aperçoivent que la carafe, dès qu’elle est vide, se remplit toute seule et que le vin revient sans cesse comme s’il jaillissait d’une source. Surpris, ils sont saisis par ce phénomène extraordinaire. Les mains levées vers le ciel, ils se mettent à prier, emplis par la crainte des dieux. Ils leur demandent pardon pour ce maigre repas mal préparé. Ils n’ont plus qu’une oie, une seule qui garde leur toute petite maison. Ils décident de la tuer pour l’offrir en sacrifice à leurs invités divins. Mais la bête, qui va vite avec ses ailes, fatigue ses maîtres qui, eux, vont lentement à cause de leur âge. Elle leur échappe longtemps. Elle finit par se réfugier auprès des dieux eux-mêmes, auxquels on veut la sacrifier. Mercure et Jupiter interdisent qu’on la tue. « Oui, nous sommes des dieux disent-ils. Vos voisins, qui ont manqué à leurs devoirs envers nous, vont être punis par un châtiment bien mérité. À vous seuls, nous accordons d’échapper à ce malheur. Quittez à l’instant votre maison, venez avec nous et marchons ensemble vers le sommet de la montagne. » 

Philémon et Baucis obéissent. Ils suivent les dieux en s’aidant de bâtons qui leur servent de cannes. Ralentis en raison de leur grand âge, ils s’efforcent de gravir la longue pente de la montagne. Ils se trouvent encore loin du sommet, à environ la distance que peut parcourir une flèche en plein vol, quand ils se retournent. Ils voient alors que toutes les maisons ont été submergées par les eaux des marais, sauf la leur. Ils sont stupéfaits et se désolent de ce qui arrive à leurs voisins. Tout a disparu. Ils cherchent le toit de leur maison chérie : c’est la seule à ne pas avoir été engloutie. Et voilà qu’elle est transformée en temple. Leur vieille bâtisse, petite même pour deux. Des colonnes remplacent les grossiers piliers en bois, la paille retrouve sa couleur jaune, le toit apparaît orné d’or, la porte magnifiquement sculptée et le sol couvert de marbre. 
C’est alors que Jupiter s’adresse à eux d’une voix bienveillante : « Dites-moi, que vous souhaitez tous deux, toi, vieil homme honnête, et toi, son épouse, honnête vieille femme. » 

Philémon échange rapidement avec Baucis et révèle aux dieux leur décision commune : « Nous souhaitons vous servir et surveiller votre temple. Puisque nous avons vécu unis toutes ces années, nous aimerions aussi mourir en même temps. Que jamais je ne voie le bûcher funéraire de ma femme et qu’elle n’assiste jamais à mon enterrement. » 

Leurs vœux se réalisent. Ils deviennent gardiens du temple des dieux aussi longtemps que dure leur vie. Un jour, fatigués par les années et par l’âge, alors qu’ils se tiennent debout devant les marches du temple et racontent à des voyageurs l’histoire de ce lieu, Baucis voit Philémon se couvrir de feuilles. Et le vieux Philémon voit Baucis se couvrir de feuilles également. L’écorce gagne leur visage, mais tant qu’ils le peuvent encore, ils se disent adieu. Puis ils s’écrient en même temps : « Toi avec qui j’ai partagé ma vie ! » 

À cet instant, des branches s’entrelacent autour à leur bouche et la recouvre.
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Orphée et Eurydice

Transcription

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[Voix féminine]
Orphée et Eurydice.
Vous allez faire la connaissance d’un couple très amoureux : Orphée et Eurydice. 

Pour bien comprendre ce récit, il faut savoir qu’Eurydice est une nymphe naïade, une divinité des eaux. Orphée est un poète qui chante en s’accompagnant de sa lyre, une petite harpe. Par la puissance de son chant, il charme tous ceux qui l’écoutent. Orphée et Eurydice s’aiment, mais pendant leur mariage, des événements inquiétants se produisent. Ils annoncent un grand malheur.

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[Voix féminine]
Pendant que la jeune mariée court dans l’herbe en compagnie de ses amies, les naïades, un serpent la mord au talon et elle meurt. 

Orphée la pleure longtemps puis, décidé à tout affronter, même les ombres des morts, il prend le risque de descendre par l’une des portes des enfers jusqu’au Styx, le fleuve de ce royaume. Il avance au milieu d’une multitude d’ombres et de fantômes. Il approche  Proserpine et de son époux Pluton, maître de l’affreux royaume des ombres. Il s’adresse à eux en chantant et en faisant vibrer les cordes de sa lyre : 

« Vous deux, Pluton et Proserpine, divinités de ce monde souterrain, monde dans lequel nous finissons tous puisque nous naissons pour mourir, laissez-moi vous parler franchement, si vous le permettez, sans détour ni mensonge. Je ne suis pas descendu ici pour voir l’obscur Tartare, le lieu le plus profond des enfers, ni pour vaincre Cerbère, le chien aux trois gueules couvertes de serpents de Méduse qui garde votre royaume. 

La raison de mon voyage aux enfers, c’est ma femme. Elle a marché sur une vipère. Le venin s’est répandu dans son corps et lui a enlevé les années qui lui restaient à vivre. J’ai tenté de supporter sa disparition. J’ai essayé, je l’avoue, mais l’amour l’a emporté. C’est un dieu que l’on connaît bien là-haut, sur Terre. Je ne sais pas s’il est aussi sous terre, mais je pense qu’ici non plus il n’est pas inconnu. Si la légende selon laquelle, toi Pluton, tu aurais emmené avec toi Proserpine aux Enfers n’est pas un mensonge, c’est que l’amour vous a, vous aussi réunis. 

Au nom de ces lieux pleins d’épouvante, au nom de cet immense chaos, cet espace désert sous la terre, au nom du silence de ce royaume désolé, je vous en supplie : changez le destin trop court d’Eurydice. Chacun de nous vous reviendra. Et même si nous attendons un peu, nous parvenons tôt ou tard au même endroit, aux enfers. Nous nous dirigeons tous par ici, ces lieux sont notre dernière demeure. 

Vous gouvernez donc tous deux le plus grand des royaumes des hommes. Eurydice aussi sera sous votre pouvoir quand, arrivée à un âge avancé, elle aura vécu un nombre suffisant d'années. Ce n’est qu’un simple délai que je vous demande. Si le destin me refuse cette faveur, je ne repartirai pas, c’est certain : vous pourrez alors vous réjouir de notre mort à tous les deux. » 

Les âmes des morts pleurent en entendant Orphée chanter ainsi, accompagné de sa lyre. Tantale, condamné par les dieux, ne cherche plus à boire l’eau qui lui échappe. La roue enflammée sur laquelle Ixion est attaché s’immobilise. Les vautours ne déchirent plus le foie du géant Tityos et les Danaïdes cessent de remplir leur tonneau percé. Sisyphe arrête de pousser son rocher et s’assoit dessus. Le bruit court que les Euménides, déesses de la vengeance, sont vaincues par le chant d’Orphée et que leurs joues se mouillent de larmes pour la première fois. 

Ni l’épouse du roi des enfers, Proserpine, ni son mari Pluton ne peuvent résister à cette prière. Ils appellent Eurydice. Elle se trouve parmi les ombres qui viennent d’arriver et s’avance d’un pas ralenti par sa blessure. Orphée obtient de retrouver Eurydice, mais à une condition : il ne doit pas regarder derrière lui jusqu’à ce qu’il soit sorti des vallées des Enfers. Sinon, la promesse des dieux sera annulée. 

Dans un profond silence, Orphée et Eurydice suivent un sentier qui grimpe, difficile d’accès, sombre, envahi d’un brouillard épais. Ils ne sont plus très loin de la limite entre les enfers et la surface de la Terre. C’est alors que, craignant qu'elle ne se détache de lui, mais aussi impatient de la voir et plein d’amour, Orphée se retourne. 

Eurydice est aussitôt tirée en arrière. Elle tend ses bras, tente de se retenir à la main de son mari. Mais la malheureuse n’attrape rien, si ce n’est le souffle du vent. Eurydice meurt pour la seconde fois. Elle ne se plaint en rien de son mari : de quoi, en effet, aurait-elle pu se plaindre, si ce n'est d’être aimée ? Elle lui adresse un dernier adieu qu’Orphée entend à peine à présent. Puis elle recule, ramenée à l’endroit d’où elle venait.
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Le roi Midas

Transcription

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[Voix féminine]
Vous allez découvrir les métamorphoses du roi Midas et ses rencontres avec le dieu du vin Bacchus et le dieu des arts Apollon. 

Pour bien comprendre ce récit, il faut savoir que le père adoptif de Bacchus se nomme Silène. Un jour, Silène se perd dans le royaume de Midas qui lui offre l’hospitalité et organise une fête en son honneur. Bacchus souhaite alors récompenser le roi Midas pour le remercier d’avoir accueilli son père et pour l’avoir raccompagné auprès de lui.

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Heureux d’avoir retrouvé Silène son père adoptif, Bacchus laisse au roi Midas la possibilité aussi précieuse que dangereuse de décider de sa récompense. Ce dernier, qui fera un mauvais usage de ce présent, demande : « Fais que tout ce que je touche se transforme en or ! » Bacchus accorde à Midas cette faveur qui lui causera du tort mais il s’afflige que le roi n’ait pas fait un meilleur choix.

Midas s’éloigne tout joyeux, se réjouissant de son malheur. Il touche à tout pour savoir s’il peut croire en ce qu’on lui a promis.

Peinant à croire en son pouvoir, Midas arrache une branche basse d’un chêne vert et la branche est changée en or. Il prend une pierre dans le sol et la pierre revêt aussitôt la teinte pâle de l’or. Il ramasse ensuite une motte de terre et à son contact tout puissant, la motte de terre devient une masse d’or. Il cueille des épis de blé secs et sa moisson est d’or. Il prend une pomme tombée à terre et on croirait un don doré du jardin fabuleux des divines Hespérides. Il pose ses doigts sur les portes de son palais, et on peut les voir briller. Même lorsque Midas lave ses mains dans de l’eau claire, l’eau qui coule entre ses doigts pourrait tromper à nouveau Danaé, dupée jadis par Jupiter qui avait pris l’apparence d’une pluie d’or. À peine fait-il un vœu qu’il transforme tout en or.

Ses serviteurs dressent des tables couvertes de plats où le pain et les fruits ne manquent pas. Mais dès que Midas touche le pain, il durcit. S’il commence à dévorer un plat, lui qui a une faim de loup, il mastique une couche d’or. S’il mélange de l’eau claire à du vin, don de Bacchus, le dieu qui a exaucé son vœu, c’est de l’or fondu qui coule de ses lèvres.

Frappé par ce malheur auquel il ne s’attendait pas, riche et misérable à la fois, Midas souhaite échapper à la richesse. Il maudit le vœu qu’il a fait. Aucun bien n’allège sa faim et la soif brûle sa gorge desséchée. Il est torturé par l’or qu’il déteste à présent. Il l’a bien mérité !

Alors, il lève ses mains resplendissantes d’or vers le ciel et s’écrie : « Accorde-moi ton pardon, Bacchus ! J’ai fait une erreur mais aie pitié de moi, je t’en supplie, et annule ce don qui me nuit et me cause du tort ! ».

Bacchus fait preuve d’indulgence. Il rend son état normal à Midas qui vient d’admettre qu’il a commis une erreur et il annule le don qu’il lui a fait. « Ne reste pas couvert de cet or que tu as souhaité pour ton malheur, lui dit-il. Rends-toi sur les rives du fleuve qui se trouve près de la grande ville de Sardes en Asie. Grimpe jusqu’au sommet de la montagne en remontant le fleuve, et poursuis ta route jusqu’à atteindre sa source. Plonge-toi entièrement dans le torrent là où l’eau écumante est la plus profonde et ainsi lave-toi de ta faute. »

Le roi Midas fait ce qu’on lui demande et entre dans l’eau. Soudain, la couleur d’or teinte le fleuve. Elle quitte le corps de l’homme pour rejoindre la rivière. Aujourd’hui encore, dans cette région, les champs humides, à la terre couleur dorée, gardent la trace du filon d’or qui s’y est déposé.

Midas, qui déteste à présent les richesses, vit dans les campagnes et les forêts. Il honore Pan, dieu des bois, qui habite dans les grottes des montagnes. Mais son esprit reste grossier et sa stupidité va, une seconde fois, lui causer du tort.

Dominant le fleuve Pactole que Midas a remonté, se dresse la haute montagne du Tmole dont les sommets élevés hérissent le paysage. De part et d’autre de ses deux versants, se trouvent la ville de Sardes d’un côté et de l’autre côté la petite cité d’Hypaepa.

Dans cette montagne, Pan lance ses accords bruyants aux tendres Nymphes, divinités des forêts, et il accompagne ses petites chansons de sa flûte faite de roseaux joints par de la cire. Il ose alors mépriser les chants d’Apollon trouvant les siens meilleurs et il en vient à le défier en proposant une compétition inégale dont la montagne du Tmole sera l’arbitre.

Le vieux Tmole se transforme en juge ! Il s’installe. Il dégage ses oreilles des arbres qui les couvrent. Seules des feuilles de chêne couronnent sa chevelure bleu azur et des glands ornent ses tempes creuses. Il regarde alors Pan et lui dit : « Un juge n’attend pas ! » Pan fait résonner sa flûte champêtre et sa musique sauvage charme Midas qui se trouvait là par hasard.

Quand Pan a terminé, le Tmole sacré se tourne vers Apollon et les forêts qui le couvrent épousent le mouvement de son visage. Alors, Apollon dont la chevelure blonde porte la couronne de laurier du mont Parnasse où vivent les Muses, balaie le sol de son grand manteau teint en pourpre de Tyr, une ville du Liban. Il tient de la main gauche sa lyre ornée de pierres précieuses et d’ivoire venant d’Inde et de l’autre main son archet. Rien qu’à son attitude, on devine son talent. Ensuite, d’un geste expérimenté, il presse les cordes de son instrument. Saisi par la douceur de ces accords, le Tmole ordonne que Pan fasse taire sa flûte face à la lyre.

La décision et le verdict du Tmole sacré conviennent à tous. Seul Midas critique à voix haute ce jugement et le déclare injuste. Alors Apollon, dieu de Délos où il est né, ne peut supporter que des oreilles si grossières gardent une forme humaine. Il les étire en longueur et les couvre de poils blancs. Il les rend souples à leur extrémité et leur donne la faculté de bouger. Le reste du corps de Midas garde une forme humaine. Ce dernier n’est puni qu’à un seul endroit : il a les oreilles d’un âne qui avance lentement.

Midas désire dissimuler sa laideur. Honteux de ses oreilles, il tente de les cacher sous un bonnet de couleur pourpre. Mais le serviteur qui a l’habitude de couper les cheveux de son maître quand ils sont trop longs s’en aperçoit. Il n’ose pas révéler ce qu’il a vu, tout en désirant le divulguer. Incapable de se retenir, il s’éloigne, creuse le sol et, à voix basse, il raconte qu’il a aperçu les oreilles de son maître, il le murmure à la terre qu’il vient de retirer. Il enfouit dans le sol la révélation qu’il vient de faire et il s’éloigne en silence du trou qu’il a comblé.

Mais bientôt, à cet endroit, un bois rempli de roseaux tremblants commence à s’élever. Et quand l’année suivante, les roseaux ont poussé, ils trahissent le serviteur : agités par un vent léger, ils rapportent les mots enfouis et dévoilent le secret des oreilles de Midas.
[Musique]
 

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Quelques mots sur ...

Les Métamorphoses

Dans ce long poème de 12 000 vers et plus de 230 récits, écrit au Ier siècle, Ovide se réapproprie des mythes transmis à l’oral ou par les œuvres de nombreux autres auteurs grecs et latins. Ces histoires appartiennent à un passé inventé et fabuleux de l’humanité où les dieux nombreux et puissants interviennent dans la vie des hommes.

Ovide

Ovide est né en 43 avant Jésus-Christ à Sulmone, dans le centre de l’Italie. Ces poèmes rencontrent rapidement un grand succès. Il est notamment l’auteur de L’Art d’aimer, des Métamorphoses et des Tristes, qu’il écrit sur les bords de la mer Noire, lors de son exil imposé par l’empereur Auguste, où il meurt en 17 après Jésus-Christ.

Alice Chemama, l’illustratrice des Métamorphoses

Alice Chemama est autrice, illustratrice et réalisatrice de cinéma d’animation. Elle déploie son travail à travers plusieurs univers et explore différents genres, de la fiction au documentaire. Elle a publié plusieurs romans graphiques marqués par ses préoccupations sociales et écologiques comme Grizzly Jam.

Ressources complémentaires

  • éducation artistique et culturelle

  • français (discipline)

  • français (collège)

  • enseigner à l'école élémentaire

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