Agir contre les violences sexistes et sexuelles faites aux enfants

Protéger les enfants contre toute forme de violence est un impératif qui s'impose à tous, et cette protection est un droit garanti par l'article 19 de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE). Agir contre ces violences nécessite l’implication de chaque personnel, dans le cadre des missions qui sont les siennes : nous avons toutes et tous un rôle à jouer pour former une chaîne de protection.

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Actualités

Un dispositif pour libérer la parole des élèves

Dans le cadre de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), conformément au décret n°2026-954 du 14 octobre 2026, tous les élèves de la grande section à la classe de terminale bénéficient chaque année d’un dispositif comprenant une séance d’éducation à la sexualité (EVAR dans le premier degré, EVARS dans le second degré), la proposition de la passation d’un questionnaire et, pour les élèves susceptibles d’être victimes de VSS, un entretien individuel avec un professionnel santé-psycho-social. Ce dispositif est mis en place à partir du 2 novembre 2026 dans les écoles et établissements du second degré.

Consulter les questionnaires et le guide d'accompagnement 

Un module de formation 

Conformément à la circulaire « Former l’ensemble des personnels pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles dans le cadre de la mise en œuvre du programme EVAR-S » publiée le 24 août 2026, un module de trois heures de formation est disponible sur la plateforme Magistère. La mise en œuvre de ce parcours s’effectue selon des temporalités et des modalités adaptées aux différentes catégories de personnels. Destiné à poser les bases d’une culture commune, ce module sera complété par des formations déployées en académies.

Accéder au parcours « Construire une culture commune autour des violences sexistes et sexuelles »

Document de référence à consulter

Un protocole d’action en cas de violences sexistes et sexuelles au sein des écoles, collèges et lycées est mis à la disposition de l’ensemble des personnels. Conçu comme un outil opérationnel, ce protocole a vocation à sécuriser les démarches et à garantir que chaque signalement soit traité de manière homogène sur tout le territoire.

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L’action des personnels de l’éducation nationale pour protéger les élèves

L’École est le premier lieu de socialisation des enfants et des jeunes en dehors de la famille, aucune violence sexiste ou sexuelle n’y a sa place. Tout comme l’ensemble des personnels de l’éducation nationale doit pouvoir exercer ses missions dans un cadre exempt de toute forme de violence sexiste ou sexuelle, chaque élève doit pouvoir apprendre, grandir et se construire dans un environnement sécurisé, protecteur et respectueux. À ce titre, tous les personnels occupent une place essentielle dans l’accueil de la parole des élèves, le repérage des situations de violences et leur signalement. 

Les professionnels santé-psycho-sociaux jouent un rôle central dans l’accueil et l’évaluation des situations révélées ou repérées. En lien avec le directeur d’école ou le chef d’établissement, ils contribuent à évaluer la situation et le niveau de protection nécessaire, dans le respect des règles professionnelles qui s’imposent à chacun. 

Selon la nature et la gravité des faits, une information préoccupante, transmise à la cellule départementale compétente, ou un signalement, adressé directement au procureur de la République, peut être établi et transmis. Cette organisation permet d’assurer une réponse adaptée à chaque situation et de mobiliser, lorsque cela est nécessaire, les dispositifs de protection de l’enfance et de l’autorité judiciaire.

Signaler, c'est protéger et se protéger

L’obligation de signalement prévue dans l’article 40 du code de procédure pénale permet de mieux protéger les enfants. Elle sécurise la démarche des personnels, même en cas de doute. 

Signaler n’est pas dénoncer, c’est porter une inquiétude à la connaissance des services compétents qui ont la charge d’établir la matérialité des faits.

Les articles 434-1 et 434-3 du code pénal instituent une obligation de signalement, dont le non-respect est puni d’une peine d’emprisonnement et d’une peine d’amende. L’article 40 du code de procédure pénale impose une obligation, pour tous les fonctionnaires, de signaler des crimes et des délits dont ils ont connaissance au procureur.

Libérer la parole des élèves

Statistiquement, un enfant sur dix aura été victime de viol ou d’agression sexuelle avant l’âge de 18 ans. À l’échelle d’une classe, cela représente en moyenne deux à trois élèves concernés.

Derrière ces chiffres se trouvent des situations de souffrance et des drames humains. Face à l’ampleur du phénomène, une réponse globale et coordonnée doit être apportée.

Ainsi, tous les élèves de la grande section à la classe de terminale bénéficient chaque année d’un dispositif comprenant une séance d’éducation à la sexualité (EVAR dans le premier degré, EVARS dans le second degré), la proposition de la passation d’un questionnaire et, pour les élèves susceptibles d’être victimes de VSS, un entretien individuel avec un professionnel santé-psycho-social. Ce dispositif est mis en place à partir du 2 novembre dans les écoles et établissements du second degré.

La séance d'EVAR/EVARS pourra être consacrée, en fonction de l'âge des élèves, aux notions de parties intimes, de consentement, de respect de l’intimité ainsi qu’aux violences sexistes et sexuelles.

Le questionnaire a pour objectif de permettre à chaque élève d’exprimer, de manière individuelle et confidentielle, sans avoir à prendre la parole devant le groupe, son besoin d’être écouté et accompagné par un professionnel. Toute réponse faisant apparaître une situation de violence ou une situation nécessitant une attention particulière donnera lieu à un entretien avec un professionnel santé-psycho-social.

Un guide accompagne la mise en œuvre du dispositif. Il précise les modalités de préparation et de conduite de la séance, de passation et de traitement des questionnaires, ainsi que les situations nécessitant l’organisation d’un entretien et les modalités de prise en charge qui en découlent.

Les versions FALC des questionnaires, ainsi que le courrier aux parents, seront prochainement disponibles.

Des leviers pour prévenir les situations de violences sexistes et sexuelles

Mettre en œuvre le programme EVAR/EVARS

L’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (EVAR/EVARS) constitue un levier essentiel de prévention et de protection des élèves. Le programme publié en février 2025 permet d’aborder, à chaque âge, les notions de dignité, d’égalité, de respect mutuel et de consentement. Il contribue également à faire comprendre aux élèves que les comportements et propos sexistes peuvent instaurer des rapports de domination susceptibles de favoriser des formes plus graves de violences.

La page éduscol dédiée « Mettre en œuvre le programme EVAR/EVARS » propose des ressources pour accompagner les équipes éducatives dans la préparation et la conduite des séances.

Développer les compétences psychosociales 

Le développement des compétences psychosociales contribue à améliorer les relations à soi et aux autres, en favorisant notamment l’écoute, l’empathie, la coopération et la capacité à poser ses limites.

Expérimentés et évalués de janvier à juin 2024, les cours d’empathie  visent à développer l’écoute empathique et les comportements altruistes et à améliorer les relations interpersonnelles. Depuis septembre 2024, leur mise en œuvre est progressivement généralisée dans les écoles maternelles et élémentaires.

Le consentement constitue également un axe important de ce travail. Des séances dédiées sont notamment proposées dans le kit « Empathie » élaboré par la DGESCO et dans les ressources Éduscol consacrées au développement des compétences psychosociales chez les élèves.

Construire une culture de l’égalité entre les filles et les garçons

La transmission d’une culture de l’égalité entre les filles et les garçons constitue un levier majeur pour prévenir les violences sexistes et sexuelles. Elle permet de déconstruire les stéréotypes et les représentations qui peuvent nourrir les inégalités, les discriminations et les violences.

La démarche peut s’inscrire dans le cadre du label « Égalité filles-garçons », qui valorise l’engagement des établissements en faveur d’une culture de l’égalité.

La page consacrée à l’égalité entre les filles et les garçons et à la prévention des violences sexistes et sexuelles à l’École met à disposition des ressources pour accompagner les établissements dans cette démarche. Le label « Égalité filles-garçons » permet de reconnaître et de valoriser les actions engagées.

Des ressources pour prévenir, repérer et agir face aux situations de VSS

Le guide Comportements sexistes et violences sexuelles : prévenir, repérer, agir

Le guide Comportements sexistes et violences sexuelles : prévenir, repérer, agir constitue une ressource pour aider les équipes éducatives des collèges et des lycées à mieux prévenir et agir face aux situations liées à des comportements sexistes, à des violences à caractère sexuel et à leurs conséquences.

Ce guide a été réalisé par la direction générale de l'enseignement scolaire avec le service des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes.

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Un mémo sur la protection des élèves

Ce mémo indique comment créer les conditions d'une libération de la parole, repérer les signes, accueillir la parole des élèves.

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Des vidéos pédagogiques

Trois vidéos ont été tournées dans des classes pour montrer comment les violences sexistes et sexuelles peuvent être évoquées avec de jeunes enfants :

Une campagne « Un secret trop bien gardé » pour mettre fin au silence autour des violences sexuelles

Le plus souvent, les enfants qui subissent des violences sexuelles ne savent pas quoi faire, ni à qui en parler. Cette campagne nationale de sensibilisation vise à faire prendre conscience de l’ampleur des violences sexuelles faites aux enfants et à y apporter des solutions concrètes en matière de détection et de signalement.

Transcription

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Infographie : les formes que peuvent prendre les violences sexistes et sexuelles

Infographie - présentation des différents types de violences sexistes et sexuelles

Transcription

Les violences sexistes et sexuelles peuvent être classées par catégories : Harcèlement sexiste ; Cybersexisme ; Violences sexuelles faites aux enfants ; Inceste, violences sexuelles intrafamiliales ; Exploitation sexuelle des mineurs ; Excision ; Violences conjugales ; Unions forcées.

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Une sélection d'outils classés par catégories de violences sexistes et sexuelles

Les termes « inceste » et « violences sexuelles intrafamiliales » n’existent pas en tant que tels dans le code pénal. Le code pénal dispose uniquement que les viols ou les agressions sexuelles peuvent être qualifiés d’incestueux et ce, lorsqu’ils sont commis « par un ascendant, un frère, une sœur, un oncle, une tante, un grand-oncle, une grand-tante, un neveu ou une nièce, le conjoint ou le concubin d’une des personnes mentionnées ou le partenaire lié par un pacte civil de solidarité à l’une des personnes mentionnées, s’il a sur la victime une autorité de droit ou de fait » (article 222-22-3 du code pénal).

La majorité des violences sexuelles subies par les mineurs se produisent dans le cadre familial et sont de nature incestueuse. Elles sont particulièrement difficiles à repérer, du fait des processus de silenciation, soumission, menaces, manipulations et séductions qui les accompagnent.

Dans le cadre du plan d’action gouvernemental de lutte contre la prévention des violences sexuelles intrafamiliales, un vademecum Violences sexuelles intrafamiliales : comprendre, prévenir, repérer et agir a été élaboré par le ministère chargé de l'Éducation nationale. Destiné à l’ensemble des personnels, son objectif est triple :

  • améliorer la connaissance et la compréhension des violences sexuelles intrafamiliales des professionnels ;
  • outiller les personnels afin de favoriser la libération de la parole et le repérage des élèves victimes ;
  • renforcer les actions de prévention notamment en éducation à la sexualité.

Ce vademecum propose une présentation juridique et pédopsychiatrique de l’inceste, des outils d’aide au repérage et à l’accueil de la parole de l’enfant, des informations concernant la procédure de signalement et des indications visant à accompagner les personnels dans cette démarche ainsi que des séquences pédagogiques dédiées couvrant les classes de la grande section maternelle à la terminale.

Le Livret d’accompagnement à la prise en charge des situations de protection de l’enfance au sein de l’Éducation nationale.

La Convention entre la direction des services départementaux de l’éducation nationale, le conseil départemental et le parquet sur la prise en charge coordonnée des violences et maltraitances révélées en milieu scolaire.

Un modèle de document destiné à un signalement ou à une information préoccupante.

Cette rubrique présente des actions de lutte contre le cybersexisme par le centre Hubertine Auclert.

La campagne de sensibilisation sur les violences sexistes et sexuelles #Plusjamaissansmonaccord

Le centre Hubertine Auclert a lancé en octobre 2020, une campagne de sensibilisation de lutte contre les violences sexistes et sexuelles en direction des adolescents entre 15 et 18 ans : #Plusjamaissansmonaccord.

Pourquoi cette campagne auprès des jeunes ?

40 % des femmes victimes de violences sexuelles avaient moins de 15 ans au moment des faits, et 16 % étaient des adolescentes de plus de 15 ans (source, enquête VIRAGE INED, 2016).

En 2023, les mineurs représentent plus de la moitié (57 %) des victimes de violences sexuelles (viols, agressions sexuelles, atteintes sexuelles, harcèlement sexuel, voyeurisme, outrages sexistes et sexuels, exhibition sexuelle, exploitation sexuelle) connues des forces de sécurité. Cela représente plus de 65 299 enfants et adolescents. Les victimes les plus jeunes (de viols, de tentative de viol, d’agressions sexuelles ou d’atteintes sexuelles) étaient surreprésentées parmi les hommes : 76 % d’entre eux avaient moins de 18 ans, dont 86 % avaient moins de 15 ans. Source, Lettre 22 de l’Observatoire national des violences faites aux femmes, mise à jour en février 2025).

Revoir le live YouTube de lancement de la campagne #Plusjamaissansmonaccord.

Cette campagne se décline également autour de :

Le cybersexisme chez les adolescents : une étude sociologique

Le centre Hubertine Auclert a coordonné une étude sur les victimations sexistes, sexuelles et LGBTphobes dans les collèges et lycées franciliens (3828 élèves interrogés). Les résultats démontrent le continuum des violences, en ligne et physiques, dont les filles et les élèves LGBT sont les premières victimes. Cette étude invite également à réfléchir aux normes de genre qui alimentent les violences sexistes et sexuelles.

#stopcybersexisme : le site dédié aux cyberviolences

Publication de photos intimes, insultes, humiliations ou harcèlement sur Internet, les jeunes sont particulièrement exposés à de nouvelles formes de violences, au travers de leur utilisation quotidienne d'Internet et des réseaux sociaux. Confrontés à ce phénomène, les adolescentes et adolescents ne sont pas toujours conscients de la gravité de ces attaques et ne savent pas toujours quelle attitude adopter ni qui contacter pour faire cesser ces violences.

Le centre Hubertine Auclert propose un site de ressources #stopcybersexisme entièrement dédié à la lutte contre le cybersexisme.

Il s'adresse aux victimes (adolescentes et adolescents mais aussi adultes), aux témoins, à l'entourage et aux professionnels :

  • décryptage des cyberviolences sexistes et sexuelles : de quoi parle-t-on ? Pourquoi cela touche davantage les filles et certains garçons ?
  • conseils pour savoir réagir en tant que victime ou témoin : que faire ? Que dit la loi ? Comment signaler du contenu sexiste en ligne ? Qui contacter ?
  • ressources utiles pour mener des actions de prévention : flyers, affiches, vidéos, ...

Des tutoriels pour signaler tout acte de cybersexisme sur les réseaux sociaux et par le biais des outils numériques sont proposés sur ce site.

L'association Excision, parlons-en ! a diffusé une campagne de prévention, de juin à septembre 2026, « L’excision ne doit jamais faire partie du voyage»  pour contribuer à prévenir et à protéger les adolescentes des risques d'excision avant l'été.

Elle s'appuie sur 5 outils dédiés aux adolescentes de 12 à 18 ans ainsi qu’à leur entourage (amis, personnels encadrant, professeurs, etc.). Ces outils sont gratuits et accessibles à toutes et à tous :

  • Une courte vidéo de prévention
  • La campagne d’affichage
  • Le site « Alerte excision » dédié aux jeunes permet d'avoir immédiatement accès à l'information de base sur l'excision, d'évaluer le risque pour soi-même ou une connaissance (quizz), de répondre aux questions fréquemment posées et surtout d'accéder aux numéros et aux outils pour alerter sur une situation préoccupante.
  • Un tchat : un espace de discussion 100 % sécurisé, anonyme et gratuit, en collaboration avec l’association En avant toute(s).

L'association Excision, parlons-en !, ainsi que douze associations européennes issues de neuf pays les plus concernés par la problématique des mutilations sexuelles féminines ont créé la plateforme de connaissances UEFGM (Ensemble pour en finir avec les mutilations génitales féminines), cofinancée par la Commission européenne et la Fondation Kering, pour la partie française. Cette plateforme, gratuite et en ligne, s'adresse à tous les professionnels de tous les domaines (éducation, santé, asile, justice, police, travailleurs sociaux, médias, protection des enfants...), confrontés dans leur travail aux mutilations sexuelles féminines. Interactive, diplômante et traduite en neuf langues, sa mission est de les former et de les informer.

La page éduscol dédiée à la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs présente quelques éléments de compréhension du mécanisme des systèmes prostitutionnels ainsi que des ressources pour agir et prévenir le phénomène.

La page éduscol dédiée à la prévention du harcèlement entre élèves propose des éléments de compréhension sur le cybersexisme et le sexting non consenti / revenge porn ainsi que des ressources pour agir.

Le prix « Non au harcèlement », intègre deux prix spéciaux sur le sujet du harcèlement sexiste et sexuel. Les lauréats ainsi que des ressources sont disponibles sur le site « Non au harcèlement ».

Le 30 18 pour les jeunes victimes de violences numériques, dont le cyberharcèlement, et leurs parents. Il permet notamment d’accompagner les victimes et d’intervenir auprès des réseaux sociaux pour supprimer un contenu illégal en quelques heures. L’appel est gratuit, anonyme et confidentiel, du lundi au samedi, de 09h à 20h.

La MIPROF : violences conjugales et unions forcées

La MIPROF a développé un guide sur le repérage des filles et des femmes menacées ou victimes de mariage forcé en novembre 2017. Il s'adresse notamment aux personnels de l'éducation nationale et a pour objectif de faire acquérir aux professionnels un socle commun de connaissance sur les mariages et les unions forcés et sur la prise en charge des victimes mineures et majeures.

Une vidéo « Mariage forcé : paroles de victime » accompagne ce livret.

À savoir

L'utilisation des kits dans le cadre de la formation initiale et continue est libre de droits sous réserve d'une information préalable à la MIPROF. Vous pouvez obtenir les liens de téléchargement et les livrets en format numérique en écrivant à [email protected].

La fédération nationale GAMS

La fédération nationale GAMS (groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles et des mariages forcés) est engagée dans la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.

Elle propose notamment des formations en direction des professionnels et des ressources pour organiser des sensibilisations auprès des élèves dédiées à la prévention des mutilations sexuelles féminines et aux unions forcées.

La CIIVISE

La commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) a publié un livret de formation et un court-métrage Mélissa et les autres à destination des professionnels.

Partenaires institutionnels

L’association Voix de femmes

Voix de femmes est une association qui lutte contre le mariage forcé et accompagne les personnes qui y sont exposées. Elle anime en particulier le dispositif national SOS mariage forcé qui fournit écoute, accompagnement, appui et soutien. Elle peut être contactée par mail ([email protected]) et par téléphone (01 30 31 05 05). Elle propose plusieurs outils (disponibles sur son site ou sur demande), notamment un guide complet à ce sujet.

Depuis janvier 2013, la MIPROF assure le recueil, l'analyse et la restitution des données sur ces situations. En partenariat avec l'ensemble des organismes, administrations, collectivités et associations concernées, elle participe au développement des initiatives locales.

Les études menées attestent que ces violences auxquelles assiste l'enfant ont des répercussions graves sur son développement social, psychologique, sexuel avec notamment un risque de reproduction de la violence. Il est essentiel que ces situations puissent être repérées, que l'enfant sache qu'il peut s'épanouir dans un contexte de sécurité et que d'autres modèles non violents et égalitaires existent dans les relations avec autrui.

Des données concernant les violences au sein du couple et les violences sexuelles en France sont disponibles dans la lettre de l'Observatoire national des violences faites aux femmes.

Le kit « Tom et Léna », constitué d'un court métrage et d'un livre d'accompagnement, offre aux professionnels la possibilité de mieux repérer et appréhender la spécificité des situations des enfants et des mères victimes de violences au sein du couple pour mettre en place une aide adaptée efficace et respectueuse de l'enfant et de la mère. Le kit est accessible sur le site de arretonslesviolences.gouv.fr.

Le kit « Lilia », proposé par la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF), est constitué d'un court métrage et d'un guide de formation aux professionnels du sport donne des outils pour identifier les différentes formes de violences sexistes et sexuelles dans le champ de l’activité physique et sportive, comprendre leurs impacts, être en capacité d’intervenir pour les signaler ainsi que protéger les victimes.

Le kit est accessible sur le site de arretonslesviolences.gouv.fr.

S'informer sur les violences sexistes et sexuelles à l’École

En janvier 2026, la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) et la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF) se sont associées pour établir un état des lieux à partir de données qui confirment une réalité préoccupante : les violences sont nombreuses, elles commencent parfois très tôt, elles touchent majoritairement les filles et les femmes, et elles demeurent encore trop souvent tues. Elles montrent aussi que la parole se libère lorsque l’institution se dote de cadres clairs, de procédures partagées et de personnels formés pour repérer, écouter et protéger.

Des numéros d'écoute et des plateformes d'information 

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