Commémorer le 11 novembre
Journée nationale de commémoration de la victoire et de la paix, hommage à tous les « Morts pour la France »
Le 11 novembre commémore l’armistice de 1918, la victoire et la paix. Il constitue également la journée nationale d’hommage à tous les « Morts pour la France », civils et militaires, quel que soit le conflit contemporain auquel ils ont été confrontés en son nom.
À partir de la rentrée 2026, cet hommage se traduit notamment par l’organisation d’une cérémonie commémorative dans le cadre scolaire.
Ressources pour organiser une cérémonie commémorative dans un établissement scolaire
Organiser une cérémonie commémorative
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Le 11 novembre, une mémoire commune
Une journée mémorielle nationale
Le 11 novembre fait référence au jour de la signature de l’armistice par les représentants des Alliés et des Allemands, dans la clairière de Rethondes, mettant fin aux combats de la Première Guerre mondiale en 1918 sur le front d'Europe occidentale.
Ce terrible conflit, particulièrement meurtrier (en France, près de 2 millions de morts ou disparus, en comptant les victimes militaires et civiles), a marqué profondément la société, de sorte que la mémoire de la guerre devient rapidement un sujet politique important.
La loi du 24 octobre 1922 fixe au 11 novembre la commémoration de la victoire et de la paix, faisant de ce jour une fête nationale et un jour férié. Dès lors, chaque année, à Paris et dans toutes les communes de France, sont commémorés la victoire sur les Empires centraux, la fin du conflit ainsi que le souvenir des combattants français disparus.
La loi du 28 février 2012 élargit la portée mémorielle du 11 novembre : ce sont désormais tous les civils et militaires « morts pour la France » des conflits anciens ou contemporains qui sont honorés.
Des cérémonies commémoratives
Chaque année, à l’occasion de la date anniversaire du 11 novembre, des cérémonies publiques sont organisées dans les communes, notamment autour des monuments aux morts, afin que la Nation rende hommage à tous ses « Morts pour la France ». Elles rappellent que derrière cette expression collective se trouvent des femmes et des hommes singuliers, parfois tombés loin de leur foyer, dont le sacrifice au nom d’un idéal commun n’efface ni les individualités ni les attaches sociales et territoriales.
Dans le cadre scolaire, depuis la rentrée 2026, une cérémonie commémorative spécifique est organisée, au choix de l’école ou de l’établissement, dans les quatre jours précédant ou suivant le 11 novembre. Elle se tient dans l’enceinte de l’établissement et concerne l’ensemble des élèves à partir du CM1. Inscrite dans un travail pédagogique cohérent avec les enseignements et les parcours éducatifs, elle associe activement les élèves.
Pour les élèves, cette journée offre ainsi une entrée concrète dans les épreuves qui ont forgé l’histoire de la Nation. À travers les parcours de celles et ceux qui ont combattu, soigné, résisté, mais aussi reconstruit et transmis, elle permet d’appréhender la pluralité des formes d’engagement au service de l’intérêt commun face aux plus terribles des épreuves. Elle invite ainsi à comprendre que la mémoire des conflits, au-delà de l’hommage qu’elle commande, nourrit une réflexion critique sur ce qui fonde la cohésion nationale, la transmission des valeurs républicaines et la construction de la paix.
Des symboles commémoratifs à la hauteur du traumatisme collectif
Parmi tous les pays ayant participé à la Grande Guerre, la France est celui qui a perdu le plus grand nombre d’hommes relativement à son nombre d'habitants.
Le bilan humain est terrible :
- Près d'un soldat français sur cinq est mort (soit tué au champ d'honneur, soit mort de ses blessures, en captivité ou de maladie) ou disparu, représentant près d’un million et demi d'hommes.
- Près d'un soldat français sur deux a été blessé, représentant près de quatre millions d'hommes, dont un quart a droit au versement d'une pension d’invalidité (600 000 invalides, 300 000 mutilés et amputés, 42 000 aveugles, 15 000 « gueules cassées »...)
Pour tenter d’atténuer le traumatisme collectif, des symboles permettant d’entretenir le souvenir de ces victimes et d’exprimer la solidarité nationale voient le jour.
Instituée par la loi du 2 juillet 1915, cette mention honore symboliquement et matériellement les militaires morts au combat ou des suites de la guerre, ainsi que, par extension, certains civils décédés du fait de la guerre (marins du commerce, personnels soignants, otages, agents publics dans le cadre de leurs fonctions). Elle s'étend progressivement, au fil des conflits, à un ensemble plus large de civils et militaires touchés par la violence des conflits, dont les résistants et combattants de la Libération, déportés, cibles des juridictions d'exception de l'Occupation, incorporés de force et réfractaires, mais également à des étrangers ayant servi sous l’uniforme français ou tués comme otages. Elle vient enfin réunir dans un même hommage les morts des conflits d’hier et ceux des conflits d’aujourd’hui. Les « Morts pour la France » forment ainsi le symbole du sacrifice individuel au nom des valeurs communes.
La loi du 25 octobre 1919, relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la Grande Guerre prévoyait, outre la tenue d'un livre d'or portant les noms des morts pour la France et nés ou résidant dans la commune, la construction d'un monument national à Paris ou dans les communes limitrophes commémorant les « héros de la Grande Guerre tombés au champ d'honneur ». Ces monuments élevés par la suite dans la quasi-totalité des communes de France se sont substitués de façon plus apparente aux livres d'or.
À Paris, un lieu de commémoration nationale voit le jour le 11 novembre 1920 avec une première cérémonie, sous l’Arc de Triomphe, rendant hommage au « Soldat inconnu » (dépouille non identifiée d’un soldat français tombé au champ d’honneur, représentant symboliquement l’ensemble des militaires tués). Une flamme éternelle y est allumée à partir du 11 novembre 1923 ; elle est ravivée tous les jours à 18h30 lors d’une cérémonie organisée par le Comité de la Flamme à laquelle les élèves peuvent participer.
Ultérieurement, les communes ont été vivement incitées à procéder à l'inscription des noms des morts pour la France des autres conflits sur leurs monuments aux morts. Plus formellement encore, depuis la loi du 28 février 2012, lorsque la mention « Mort pour la France »a été portée sur l'acte de décès, l'inscription du nom du défunt sur le monument aux morts de sa commune de naissance ou du dernier domicile ou du lieu d'inhumation ou sur une stèle placée dans l'environnement immédiat de ce monument est devenue obligatoire.
Cette évolution progressive explique l’absence de certains noms des monuments aux morts des communes malgré des liens entre celles-ci et le défunt. Cette particularité peut être un vecteur de travaux pédagogiques, visant à identifier les noms manquant de cette « mémoire de pierre », en lien avec la commune et, de préférence, avec la famille connue du mort pour la France. À cette fin, les équipes peuvent s’appuyer sur la base nationale des « Morts pour la France »: Mémoire des Hommes .
En outre, de nombreux établissements scolaires du premier et second degré disposent de stèles ou monuments rendant hommage aux enseignants, agents ou élèves décédés pendant les conflits. Des travaux visant à ériger, mettre en valeur ou à compléter ces monuments peuvent également être des vecteurs pédagogiques utiles, en particulier en lien avec la cérémonie annuelle au sein de l’établissement.
La création du Bleuet de France s’inscrit dans l’histoire de la Grande Guerre (1914-1918). En 1916, deux infirmières, Charlotte Malleterre et Suzanne Leenhardt, servant à l’Hôtel national des Invalides (hôpital militaire) entreprennent de faire coudre des bleuets à des combattants grièvement blessés. Les médecins cherchent à soigner les blessures nouvelles, particulièrement douloureuses et traumatisantes, que provoque l’emploi massif de l’artillerie et que les civils ont du mal à accepter (amputations, « Gueules cassées », notamment). Fabriquer des bleuets permet donc aux soldats d’être occupés, mais aussi de gagner un peu d’argent en les vendant. Ils manifestent ainsi leur existence et rappellent indirectement à leurs concitoyens les sacrifices consentis pour emporter la victoire.
La fleur du bleuet s’impose alors comme le symbole de la reconnaissance et de la solidarité de la nation à l’égard des personnes mobilisées ou engagées pour sa défense. L’association Bleuet de France est créée en 1934 et organise la première collecte lors des commémorations du 11 novembre. En 1957, le 8 mai est choisi comme deuxième jour de collecte, en soutien aux combattants de la Seconde Guerre mondiale. Cette collecte permet toujours, aujourd’hui, de soutenir financièrement les bénéficiaires, les pupilles de la nation, les familles endeuillées et les victimes du terrorisme.
Le Bleuet de France montre aussi l’idée que la liberté et la démocratie doivent parfois être préservées au prix le plus élevé. Le Bleuet de France prône donc l’esprit de défense tout en entretenant la mémoire des combattants engagés dans les conflits contemporains. Les cérémonies commémoratives, durant lesquelles le bleuet de France est arboré, constituent un moment privilégié pour sensibiliser les élèves à ce symbole national (à l’instar du poppy pour les Britanniques). Aujourd’hui, chacun est invité à porter le Bleuet de France lors des grandes journées de la mémoire.
- Du 1er au 11 novembre, pour commémorer l’armistice du 11 novembre 1918 et rendre hommage à tous les « Morts pour la France ».
- Le 11 mars en hommage aux victimes du terrorisme.
- Du 1er au 8 mai, pour commémorer la victoire contre le nazisme.
- Le 14 juillet en soutien aux valeurs républicaines et aux forces armées.
Après avoir été géré par l’Office national des combattants et victimes de guerre (ONaCVG), le « Bleuet de France » est devenu un fonds de dotation, c’est-à-dire un organisme privé, créé le 29 juin 2022. Aujourd’hui, l’Œuvre nationale du Bleuet de France soutient et finance des actions de mémoire et de transmission à destination de la jeunesse et des opérations de solidarité envers les militaires blessés, les victimes du terrorisme, les familles endeuillées, les pupilles de la nation et les résidents des EHPAD labellisés.
Transmettre la mémoire du 11 novembre et des « Morts pour la France »
À partir des programmes scolaires
Outre la mémoire spécifique de la Grande guerre par l’intermédiaire de son armistice, le 11 novembre, journée d’hommage à tous les « Morts pour la France », invite à se souvenir de l’ensemble des morts pour la France dans les conflits contemporains. La mémoire de ceux-ci peut s’étudier de prime abord au travers des programmes scolaires.
Sans être toujours explicitement évoqué dans les programmes, l’armistice du 11 novembre 1918 appartient aux grands repères chronologiques que les élèves acquièrent au cours de leur scolarité, à travers l’étude de la Première Guerre mondiale à plusieurs reprises dans leur cursus.
- En classe de CM2, le programme invite à une première approche de la Première Guerre mondiale « à partir des traces de la Grande Guerre […] dans l’environnement des élèves (lieux de mémoire et du souvenir, paysages montrant les reconstructions, dates de commémoration). »
- En classe de 3e, la Première Guerre mondiale est abordée dans le cadre du premier chapitre d’histoire consacrée à « l’Europe, théâtre majeur des guerres totales (1914-1945) ».
- En classe de 1re, la Première Guerre mondiale est au programme des différentes voies.
- En 1re générale, l’armistice du 11 novembre peut être abordé dans le cadre du chapitre sur « Sortir de la guerre », notamment pour traiter le point de passage et d’ouverture portant sur « 1920, le soldat inconnu et les enjeux mémoriels ».
- En 1re technologique, le troisième thème porte sur « la Première Guerre mondiale et la fin des empires européens ».
- En 1re professionnelle, la Première Guerre mondiale est également abordée dans le cadre du thème 2 « Guerres européennes, guerres mondiales, guerres totales (1914-1945) »
- En terminale générale, l’enseignement de spécialité HGGSP comprend un thème intitulé « Histoire et mémoire » qui invite à étudier les relations complexes entre événements historiques et leur portée mémorielle. Plus spécifiquement, un jalon concerne la Grande Guerre : « Un débat historique et ses implications politiques : les causes de la Première Guerre mondiale. »
La Seconde Guerre mondiale fait l’objet d’une étude par les élèves à plusieurs moments de leur scolarité :
- En classe de CM2, dans le thème « La France, des guerres mondiales à l’Union européenne », le programme invite à une première approche de la Seconde Guerre mondiale « À partir des traces […] de la Seconde Guerre mondiale dans l’environnement des élèves (lieux de mémoire et du souvenir, paysages montrant les reconstructions, dates de commémoration), on présente l’ampleur des deux conflits en les situant dans leurs contextes européen et mondial. On évoque la Résistance, la France combattante et la collaboration. »
- En classe de 3e, comme pour la Première Guerre mondiale, le second conflit mondial est abordé dans le premier thème d’histoire, « l’Europe, théâtre majeur des guerres totales (1914-1945) ».
- En classe de 1re professionnelle, la Seconde Guerre mondiale est également abordée dans le cadre du thème 2 « Guerres européennes, guerres mondiales, guerres totales (1914-1945) » .
- En classe de terminale, la Seconde Guerre mondiale est au programme des voies générale et technologique.
- En terminale générale, dans le premier thème de l’année « Fragilités des démocraties, totalitarismes et Seconde Guerre mondiale (1929-1945) », un chapitre entier y est consacré.
- En terminale technologique, le premier thème de l’année porte sur « Totalitarismes et Seconde Guerre mondiale ».
Les incorporés de force alsaciens et mosellans ont fait l’objet d’une lente reconnaissance. Une ressource pédagogique permet d’aborder plus spécifiquement leur histoire et leur mémoire : « Mettre en œuvre les programmes à travers le cas des incorporés de force alsaciens et mosellans durant la Seconde Guerre mondiale ».
Les conflits d’après 1945, ayant donné lieu à l’implication de forces armées françaises, sont également abordés dans le cadre de l’enseignement secondaire.
Les conflits de la guerre froide ne font pas l’objet d’une mention spécifique dans les programmes. Ils peuvent néanmoins être abordés à titre d’exemple dans les enseignements, notamment la guerre de Corée.
- En classe de 3e, dans le thème 2 « Le monde depuis 1945 », pour aborder un terrain concret de cet affrontement idéologique et indirect.
- En classe de Terminale, dans les voies générale, technologique et professionnelle :
- En terminale générale, dans le premier chapitre du thème 2 « La multiplication des acteurs internationaux dans un monde bipolaire (de 1945 au début des années 1970) » pour approcher les débuts des affrontements entre les deux Grands.
- En terminale technologique, dans le thème 2 « Du monde bipolaire au monde multipolaire » comme exemple d’une forme d’affrontement de la guerre froide.
- En terminale professionnelle, dans le thème 1 « Le jeu des puissances dans les relations internationales depuis 1945 », la guerre de Corée constitue l’un des repères à acquérir par les élèves.
La guerre d’Indochine et la guerre d’Algérie constituent des entrées possibles, ou explicites, des programmes d’histoire de 3e et de terminale.
- En classe de 3e, dans le thème 2 « Le monde depuis 1945 », la décolonisation peut être abordée par un exemple, au choix de l’enseignant : l’une ou l’autre de ces deux guerres peuvent donc faire l’objet d’un enseignement plus approfondi.
- En classe de terminale générale, un point de passage et d’ouverture est consacré à « Les guerres d’Indochine et du Vietnam » dans le chapitre 2 du thème 2 « La multiplication des acteurs internationaux dans un monde bipolaire (de 1945 au début des années 1970) ». Concernant la guerre d’Algérie, son traitement est articulé à celui des questions mémorielles qu’elle pose dans le point de passage et d’ouverture « La guerre d’Algérie et ses mémoires » du chapitre 3 du thème 2 « La multiplication des acteurs internationaux dans un monde bipolaire (de 1945 au début des années 1970) ».
- En classe de terminale technologique, la guerre d’Indochine peut illustrer le processus de décolonisation dans le thème 2 « Du monde bipolaire au monde multipolaire », ou la fin de l’Empire colonial français dans le thème 3 « La France de 1945 à nos jours, une démocratie ». La guerre d’Algérie constitue quant à elle l’un des deux objets d’étude possibles du thème 3 « La France de 1945 à nos jours, une démocratie ».
- En classe de terminale professionnelle, les deux guerres apparaissent parmi les défis de l’après-guerre dans le thème 2 « Vivre en France en démocratie depuis 1945 ».
- En spécialité HGGSP, le thème 3 « Histoire et mémoires » propose d’aborder la guerre d’Algérie par le jalon « Mémoires et histoire d’un conflit : la guerre d’Algérie ».
Les opérations extérieures (OPEX) impliquent les armées françaises sur tous les territoires du monde, particulièrement en Afrique, mais également au Moyen-Orient et en Europe (ex-Yougoslavie). Ces opérations extérieures, qui peuvent se déployer selon différentes modalités juridiques (mandat de l’ONU, mandat de l’Union européenne, forces multinationales, mandat national) ont fait, entre 1963 et 2026, 779 victimes parmi les militaires français, reconnus comme « morts pour la France ». Les OPEX sont présentes dans les programmes scolaires, particulièrement pour caractériser les conflits dans lesquels la France est impliquée depuis la fin de la guerre froide.
En enseignement moral et civique :
- En classe de 4e, dans le thème « Défendre le cadre démocratique : sécurité et défense nationale », les enseignants sont invités – pour aborder le rôle des forces armées, notamment leur mission au service de la Nation quand celle-ci est engagée par des traités ou comme membre d’organisations internationales comme l’ONU – à « appréhender les missions des forces de sécurité et des armées à partir d’une participation à une opération internationale ».
- En classe de première, dans le thème « La République et la Nation », les OPEX peuvent être étudiées pour montrer comment la défense nationale est confrontée à des enjeux renouvelés (terrorisme, cybersécurité, etc.) dans un monde en tensions.
En histoire :
- En classe de 3e, dans le thème 2 « Le monde depuis 1945 » pour aborder la nature et les formes des rivalités et des conflits dans le monde contemporain.
- En classe de terminale générale, dans le thème 4 « Le monde, l’Europe et la France depuis les années 1990, entre coopérations et conflits » pour comprendre les nouvelles formes de conflits au travers, par exemple, de la guerre en ex-Yougoslavie ou des conséquences du 11 septembre 2001.
- En classe de terminale technologique, dans le thème 2 « Du monde bipolaire au monde multipolaire » autour des nouvelles formes de conflit, et éventuellement à partir de l’objet d’étude « Le 11 septembre 2001 » et ses conséquences (guerre en Afghanistan notamment).
- En classe de terminale professionnelle, dans le thème 2 « Vivre en France en démocratie depuis 1945 » avec notamment l’exemple de la première guerre du Golfe, repère chronologique travaillé avec les élèves.
En spécialité HGGSP :
- Plusieurs jalons du thème 2 « Faire la guerre, faire la paix : formes de conflits et modes de résolution », permettent d’aborder les OPEX : le jalon « Faire la paix par la sécurité collective : les actions de l’ONU sous les mandats de Kofi Annan (1997-2006) » et le jalon « Les deux guerres du Golfe (1991 et 2003) et leurs prolongements : d’une guerre interétatique à un conflit asymétrique. »
Les lieux de mémoire et le patrimoine artistique et culturel lié aux conflits contemporains permettent de développer des projets pluridisciplinaires notamment dans le cadre l’éducation artistique et culturelle.
Au travers d’autres actions éducatives
Les équipes éducatives sont encouragées à faire de la période du 11 novembre un temps fort mémoriel et citoyen pour les élèves, concentré autour de la cérémonie scolaire et, le cas échéant, autour de la cérémonie publique à l’occasion du jour férié consacré. Ce temps fort s’ouvre à d’autres prolongements pédagogiques dans ou hors de l’établissement.
Au-delà de la cérémonie organisée dans le cadre scolaire, les élèves sont invités à prendre part aux cérémonies publiques du 11 novembre organisées par les autorités civiles et militaires dans les communes. Les écoles et établissements peuvent, à cette fin, se rapprocher des collectivités territoriales ainsi que des services départementaux de l'Office national des combattants et des victimes de guerre.
Le 11 novembre étant un jour férié, cette participation aux cérémonies publiques ne peut néanmoins pas toujours être assurée. D'autres modalités permettent alors de prolonger la commémoration en s'appuyant par exemple sur la découverte des lieux de mémoire de proximité (monuments aux morts, musées, mémoriaux, etc.) dont la visite peut être financée par la part collective du pass Culture. Les enseignants sont invités à renseigner la participation des élèves à ces actions sur l'application ADAGE, afin qu'elle soit prise en compte dans leur parcours d'éducation artistique et culturelle.
Parmi d’autres modalités, les concours mémoriels et les appels à projets ouverts chaque année par le ministère ou ses partenaires occupent une place privilégiée, en permettant d'inscrire l'engagement des élèves dans la durée. Outre les appels à projets et concours spécifiques, également fléchés sur ADAGE, les élèves de CM2 peuvent ainsi participer au concours des Petits artistes de la mémoire, tandis que les élèves du second degré peuvent participer au concours Bulles de mémoire ou au Concours national de la résistance et de la déportation.
- La Direction de la mémoire, de la culture et des archives (ministère des Armées) propose des ressources pédagogiques sur le site Chemins de mémoire, notamment une série d’articles sur les conflits contemporains.
- Sur le Portail Les Valeurs de la République, Réseau Canopé propose un dossier documentaire multimédia intitulé « Le 11 novembre, rendre hommage aux morts pour la France ». Il constitue un outil de formation pour les enseignants et une ressource pour faire la classe du cycle 3 au cycle terminal.
- Lumni Enseignement propose aux enseignants une offre de ressources numériques pédagogiques librement accessibles aux professeurs et aux élèves via le médiacentre de l'ENT ou bien après avoir créé un compte avec l’adresse électronique professionnelle.
- Sur le site Édubase des scénarios pédagogiques sur les monuments aux morts sont également proposés par diverses académies.
- Le Portail national des Archives, France Archives, permet de consulter des archives numérisées en saisissant les mots clés.
- Le site Image défense de l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) propose des archives photographiques sur les conflits depuis la Première Guerre mondiale.
- Mémoire des hommes (Portail culturel du ministère des Armées) permet d’avoir accès à des bases de données sur les militaires et les civils dans la guerre.
- Gallica, la bibliothèque numérisée de la Bibliothèque nationale de France (BnF) propose de nombreux documents sur le 11 novembre (photographies, articles, etc.).
- Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, Albert Sarraut, décide, par circulaire du 12 septembre 1914, l’ouverture d’un « Livre d’or de l’Université » composé des listes de « ceux qui seront tombés, morts ou blessés, sur le champ de bataille » au cours du premier conflit mondial ; cette base est disponible en ligne pour nourrir les travaux nominatifs.
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