Les épreuves du DNB
Pour les candidats scolaires, les épreuves du diplôme national du brevet comprennent quatre écrits et un oral. Elles complètent l'évaluation du contrôle continu fondé sur la moyenne issue des moyennes annuelles de chacune des disciplines de la classe de troisième. Pour les candidats individuels, seules comptent cinq épreuves écrites.
Actualité
Sujets de référence pour les épreuves du diplôme national du brevet
Dans le cadre du renforcement du niveau d’exigence aux examens et de l’attention accrue portée à la maîtrise de la langue dans toutes les disciplines, des sujets de référence sont mis à disposition des équipes pédagogiques.
Proches des attendus des épreuves du diplôme national du brevet, ils ont pour objectif d’expliciter le niveau d’exigence attendu, d’outiller les professeurs et les formateurs et de nourrir la réflexion collective sur la préparation des élèves aux épreuves. Ils accordent notamment une attention particulière à la rédaction des réponses, à la formulation du raisonnement, à l’organisation de la réflexion et à la précision du vocabulaire disciplinaire.
Les programmes des épreuves
Les sujets et les modalités de ces épreuves sont établis en fonction des programmes de la classe de troisième lorsqu’ils sont en vigueur ou, à défaut, des programmes du cycle 4.
L'épreuve orale porte sur un objet d'étude abordé dans le cadre de l'enseignement d'histoire des arts ou un projet mené dans le cadre d'un enseignement pratique interdisciplinaire du cycle 4 ou des parcours éducatifs.
Pour les candidats de la série professionnelle, des sujets distincts sont élaborés en adéquation avec les spécificités des classes de troisième préparatoires à l'enseignement professionnel, des classes des sections d'enseignement général et professionnel adapté et des classes de troisième de l'enseignement agricole. Les référentiels de formation correspondants sont définis par une note de service pour les sciences et la technologie et une note de service pour l'histoire-géographie-enseignement moral et civique.
Candidats scolaires
Pour les candidats dits « scolaires » l'examen se compose de cinq épreuves : quatre épreuves écrites communes à l'ensemble des candidats et une épreuve orale passée en établissement.
Principe commun à l’évaluation des épreuves écrites
Compétence indispensable pour rendre compte de connaissances et de capacités de raisonnement, la maîtrise de la langue est évaluée dans l’ensemble des disciplines. À ce titre, elle doit faire l’objet d’une attention particulière dans la mise en œuvre et dans l’appropriation du programme d’enseignement.
Les quatre dimensions de la maîtrise de la langue présentées dans le tableau ci-dessous sont prises en compte dans l’évaluation de toutes les épreuves du DNB. Les paliers descriptifs d’appréciation de la maîtrise de la langue formulés dans ce tableau sont communs à toutes les disciplines, pondérés différemment selon les épreuves, les exercices et les sujets.
Les paliers descriptifs d’appréciation de la maîtrise de la langue
| Très insuffisant | Insuffisant | Satisfaisant | Très satisfaisant | |
|---|---|---|---|---|
| Orthographe | Erreurs très fréquentes, notamment sur des règles simples (accords sujet-verbe, accords dans le groupe nominal, etc.). | Erreurs fréquentes et/ou répétées (accords, conjugaison, homophones, etc.). | Erreurs ponctuelles, lexicales ou grammaticales (accords, homophones grammaticaux, etc.), mais qui ne se répètent pas de façon systématique. | Orthographe lexicale et grammaticale maîtrisée ; erreurs isolées, sans caractère systématique. |
| Syntaxe / construction des phrases | Syntaxe très défaillante : nombreuses phrases mal construites, incorrectes, incompréhensibles ou à la ponctuation inopérante. | Construction de phrases fragile : maladresses récurrentes, phrases parfois mal structurées. | Phrases globalement bien construites malgré quelques maladresses syntaxiques ponctuelles. | Phrases correctement construites, syntaxe maîtrisée voire riche (subordination, coordination, etc.). |
| Lexique | Le lexique, notamment celui de la discipline, est employé à mauvais escient ou très pauvre. | Le lexique, notamment celui de la discipline, est pauvre et parfois employé à mauvais escient. | Le lexique, notamment celui de la discipline, est globalement correct. | Le lexique, notamment celui de la discipline, est riche et correctement utilisé. |
| Mise en forme et organisation de la réflexion | Le propos n’est pas organisé. | Le propos est organisé de manière peu pertinente. | Le propos est organisé de manière globalement cohérente. | Le propos est organisé de manière cohérente. Il suit un fil conducteur perceptible et pertinent. |
Épreuve écrite de français (coefficient 2)
Durée de l'épreuve : 3 heures
L'épreuve est notée sur 20. Les exercices sont assortis d’un barème totalisant 100 points, indiqué dans le sujet. La note obtenue est ensuite ramenée sur 20 pour le calcul de la moyenne.
L'épreuve prend appui sur un corpus de français, composé d'un texte littéraire et éventuellement d'une image en rapport avec le texte. La maîtrise de la langue française à l'écrit est évaluée dans l'ensemble des exercices composant l'épreuve.
L’épreuve se déroule en trois parties :
- travail à partir du texte littéraire et, éventuellement, d’une image (1 h 10 minutes) ;
- dictée (20 minutes) ;
- rédaction (1 h 30 minutes).
Dans ce cadre, les élèves doivent réaliser :
- Durant la première partie de l’épreuve portant sur un texte littéraire et, éventuellement, une image (50 points) :
- des exercices de « Grammaire et compétences linguistiques » permettant d'évaluer les compétences linguistiques et la maîtrise de la grammaire. Il s'agit d'apprécier la capacité des élèves à comprendre et analyser le fonctionnement de la langue et son organisation. Les aspects fondamentaux du fonctionnement syntaxique, morphologique, lexical de la langue, les différences entre l'oral et l'écrit peuvent faire l'objet de questions.
Dans ce cadre, un exercice de réécriture propose aux élèves un court fragment de texte dont il s'agit de transformer les temps et/ou l'énonciation et/ou les personnes et/ou les genres, etc. de manière à obtenir cinq ou dix formes modifiées dans la copie de l'élève. Les erreurs de pure copie ne portant pas sur les formes à modifier sont prises en compte dans l'évaluation selon un barème spécifique. - des exercices de « Compréhension et compétences d'interprétation » permettant d'évaluer à la fois la compréhension du texte et les compétences d'interprétation du candidat. Différentes questions portent sur l'analyse de faits de langue et d'effets stylistiques dont l'élucidation permet d'approfondir la compréhension et l'interprétation du texte. Certaines questions engagent le candidat à formuler ses impressions de lecture et à donner son sentiment sur le texte proposé en justifiant son point de vue de manière construite et développée. Des questions exigent du candidat des développements construits. L'une d'entre elles au moins permet au candidat de développer une appréciation personnelle. D'autres, plus ponctuelles, appellent des réponses plus courtes.
L’énoncé précise aux candidats lorsqu’une réponse construite et développée est attendue ou lorsqu’il s’agit d’une réponse courte. Les qualités rédactionnelles sont valorisées par le barème de notation.
- des exercices de « Grammaire et compétences linguistiques » permettant d'évaluer les compétences linguistiques et la maîtrise de la grammaire. Il s'agit d'apprécier la capacité des élèves à comprendre et analyser le fonctionnement de la langue et son organisation. Les aspects fondamentaux du fonctionnement syntaxique, morphologique, lexical de la langue, les différences entre l'oral et l'écrit peuvent faire l'objet de questions.
- Une dictée (10 points) de 600 signes environ pour les candidats de série générale et 400 signes environ pour les candidats de série professionnelle.
- Une rédaction (40 points) sur un sujet choisi par le candidat parmi les deux proposés.
Épreuve écrite de mathématiques (coefficient 2)
Durée de l'épreuve : 2 heures
Épreuve notée sur 20.
À travers les exercices proposés, les candidats sont amenés à mobiliser les compétences chercher, modéliser, représenter, raisonner, calculer et communiquer. Le brouillon est autorisé sur l’ensemble de l’épreuve.
L’épreuve se déroule en deux parties. Le sujet est constitué d'exercices qui doivent pouvoir être traités par le candidat indépendamment les uns des autres. Les points attribués à chaque exercice sont indiqués dans le sujet. La calculatrice n’est autorisée que sur la partie 2.
Le candidat traite les exercices de chacune des deux parties, sans pause entre les deux, mais sur deux copies différentes. La première copie est relevée à l’issue de la première partie de l’épreuve.
Partie 1 : automatismes et applications directes - 6 points, 20 minutes
Les élèves réalisent cette partie sans calculatrice. Cette partie est constituée de questions à réponses courtes qui mobilisent pour leur résolution des automatismes du cycle 4 ou une application directe d’une propriété, d’une formule ou d’un théorème du cycle 4 détaillés dans les objectifs d’apprentissage.
Partie 2 : raisonnement et résolution de problèmes - 14 points, 1 heure et 40 minutes.
Le sujet est constitué d'exercices qui doivent pouvoir être traités par le candidat indépendamment les uns des autres.
Certains exercices peuvent inclure des situations issues de la vie courante ou d'autres disciplines. Ils peuvent adopter toutes les modalités possibles.
L’évaluation doit prendre en compte la clarté et la précision des raisonnements ainsi que, plus largement, la qualité de la rédaction qui sera évaluée sur 2 points. Doivent être pris en compte les essais et les démarches engagées, même non aboutis. Le sujet précise que toutes les réponses doivent être justifiées sauf si une indication contraire est donnée.
Épreuve écrite d'histoire - géographie - enseignement moral et civique
Durée de l'épreuve : 2 heures
L’épreuve est composée de deux sous-épreuves : l’histoire-géographie et l’enseignement moral et civique. Le candidat traite les exercices de chacune des deux sous-épreuves sur les deux heures sans pause entre les deux.
Toutes les réponses du candidat sont rédigées. L’énoncé précise aux candidats lorsqu’il s’agit d’une réponse courte (une ou deux phrases) ou lorsqu’une réponse doit être davantage construite et développée en précisant un nombre indicatif de lignes. La qualité de la rédaction est prise en compte dans le barème selon les quatre dimensions de la maîtrise de la langue : respect des normes orthographiques et syntaxiques, clarté de l’organisation du propos, ainsi que précision et pertinence du lexique mobilisé.
Sous épreuve histoire-géographie (coefficient 1,5)
L'épreuve est notée sur 40. La note obtenue est ensuite ramenée sur 20 pour le calcul de la moyenne.Les points attribués à chaque exercice sont indiqués dans le sujet.
Exercice 1 : Analyser et comprendre des documents en histoire ou en géographie (15 points)
Les exercices s'appuient sur un ou deux documents qui relèvent du programme d'histoire et géographie.
Ces exercices visent à évaluer la capacité du candidat à analyser et comprendre ces documents en utilisant les raisonnements et les méthodes de l'histoire et de la géographie, à maîtriser des connaissances fondamentales et à mobiliser les repères chronologiques et spatiaux contenus dans les programmes d'histoire et de géographie.
Les réponses des candidats sont rédigées. L’énoncé précise lorsqu’il s’agit d’une réponse courte, appelant la rédaction d’une ou deux phrases, ou lorsque la réponse doit être construite et développée en précisant le nombre indicatif de lignes. La qualité de la rédaction est prise en compte dans le barème à hauteur de 2 points.
Exercice 2 : Maîtriser différents langages pour raisonner et utiliser des repères historiques et géographiques (25 points)
Un développement construit (18 points), d’au moins 30 lignes pour les candidats de la série générale et d’au moins 20 lignes pour la série professionnelle, sous la forme d'un texte structuré et de longueur adaptée à un élève en fin de cycle 4, répond à une question d'histoire ou de géographie. La qualité de la rédaction est prise en compte dans le barème à hauteur de 2 points.
Une question invite le candidat à rendre compte de la compréhension et du traitement de données par le biais de croquis, de schémas ou de frises chronologiques. (7 points)
Sous épreuve enseignement moral et civique (coefficient 0,5)
L'épreuve est notée sur 20.
Une problématique d'enseignement moral et civique est posée à partir d'une situation pratique appuyée sur un ou deux documents.
Les questions ou consignes ont pour objectif d’amener le candidat à approfondir progressivement l’analyse de cette situation ou de cette thématique. Les réponses des candidats sont rédigées. L’énoncé précise lorsqu’il s’agit d’une réponse courte appelant la rédaction d’une ou deux phrases, ou lorsque la réponse doit être construite et développée en précisant le nombre indicatif de lignes. La qualité de la rédaction est prise en compte dans le barème à hauteur de 2 points.
Épreuve écrite de physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre, technologie, dite « épreuve de sciences » (coefficient 2)
Durée de l'épreuve : deux fois trente minutes (temps indicatif), soit 1 heure
Pour cette épreuve, à chaque session de l'examen, deux disciplines seulement sur les trois citées – physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre, technologie – sont retenues.
Le choix des deux disciplines est signifié deux mois avant la date de l'examen. Ce choix est valable pour la session normale (en fin d'année scolaire) et la session de remplacement (en septembre). Il peut être différent pour les sessions des centres étrangers.
L'ensemble de cette épreuve est noté sur 20 points, 10 points pour chacune des disciplines.
Le sujet est constitué d'exercices qui doivent pouvoir être traités par le candidat indépendamment les uns des autres. Certains exercices exigent de la part du candidat une prise d'initiative dans le cadre d'une question ouverte où les élèves exercent leur capacité à chercher et à raisonner. Les quatre dimensions de la maîtrise de la langue sont prises en compte à hauteur de 2 points sur 20 (un point par discipline).
Le sujet de l'épreuve est construit afin d'évaluer l'aptitude du candidat :
- à maîtriser les compétences et connaissances prévues par les programmes ;
- à exploiter des données chiffrées et/ou expérimentales ;
- à analyser et comprendre des informations en utilisant les raisonnements, les méthodes et les modèles propres aux disciplines concernées ;
- à s’exprimer à l’écrit de manière correcte, claire et précise pour rendre compte de ses raisonnements.
Les solutions exactes et la mise en œuvre d'idées pertinentes clairement formulées doivent être pleinement valorisées lors de la correction. Doivent aussi être pris en compte les essais et les démarches engagées, même non aboutis. Les candidats en sont informés par l'énoncé.
5. Épreuve orale de soutenance (coefficient 2)
Durée de l'épreuve : 15 minutes si soutenance individuelle - 25 minutes si soutenance collective
Seuls les candidats scolaires sont concernés par cette épreuve orale.
L'épreuve orale de soutenance d'un projet permet au candidat de présenter l'un des objets d'étude qu'il a abordés dans le cadre de l'enseignement d'histoire des arts, ou l'un des projets qu'il a menés au cours des enseignements pratiques interdisciplinaires du cycle 4 ou dans le cadre de l'un des parcours éducatifs (parcours Avenir, parcours citoyen, parcours éducatif de santé, parcours d'éducation artistique et culturelle) qu'il a suivis.
Cette épreuve orale est une soutenance : elle a pour objet d'évaluer les compétences d’expression à l’oral du candidat ainsi que sa capacité à exposer les connaissances et compétences qu'il a acquises, notamment dans le cadre des programmes d'enseignement de l'histoire des arts et de toutes les disciplines qui auront contribué à nourrir cette soutenance. Elle évalue sa capacité à rendre compte de son engagement dans les projets sur lesquels la soutenance repose, et notamment de ses expériences dans le cadre des rencontres et des actions qui ont motivé ou soutenu cet engagement.
Les candidats peuvent choisir de présenter l'épreuve individuellement ou en groupe (sans qu'un groupe puisse excéder trois candidats). Dans tous les cas, chaque candidat fait l'objet d'une évaluation et d'une notation individuelles.
L'oral se déroule en deux temps : un exposé (5 minutes) suivi d'un entretien avec le jury (10 minutes). Le candidat peut être guidé par le jury pour mener à bien son exposé personnel. La durée totale de l'épreuve ne peut dépasser quinze minutes. Dans le cas d'une présentation collective, 10 minutes d'exposé précèdent 15 minutes d'échanges entre le jury et l'ensemble du groupe ; chaque candidat fait l'objet d'une évaluation individuelle et l’ensemble des candidats est sollicité lors de l’entretien avec le jury.
L'évaluation prend en compte la qualité de la prestation orale du candidat, tant du point de vue des contenus que de son expression.
L'épreuve est notée sur 20 :
- Maîtrise de l'expression orale : 8 points ;
- Maîtrise du sujet présenté : 12 points.
Infographie - Les épreuves finales du DNB pour les candidats scolaires
Candidats individuels
Les candidats « individuels » présentent les quatre épreuves écrites communes à tous les candidats (voir supra) et une cinquième épreuve écrite de langue vivante étrangère.
Les spécificités pour les candidats individuels sont détaillées dans la page Modalités d’attribution du diplôme national du brevet.
Le calendrier des épreuves
Pour les candidats scolaires en établissement (hors calendrier austral), l'épreuve orale est organisée dans l'établissement entre le 15 avril et le dernier jour des épreuves écrites.
Dans les académies métropolitaines, les épreuves écrites se passent dans l'ordre suivant :
- épreuve écrite de français (3 heures)
- épreuve écrite de mathématiques (2 heures)
- épreuve écrite d'histoire-géographie-enseignement moral et civique (2 heures)
- épreuve écrite de sciences (physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre, ou technologie - 2 disciplines sur 3) (1 heure)
- épreuve écrite de langue vivante étrangère pour les candidats individuels (1 heure 30 minutes)
Textes de référence
-
collège
-
enseigner au collège
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