Ressources d'accompagnement pour l'éducation physique et sportive au cycle 2

Les ressources d'accompagnement proposent des aides à la conception d'un projet de cycle, d'un module d'apprentissage et d'une séance d'éducation physique et sportive (EPS), ainsi que des exemples illustrés par de nombreuses vidéos de mise en œuvre de séances. Pour chaque domaine (ou « champ ») d'apprentissage sont aussi proposés des pistes, des repères de progressivité et d'évaluation.

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Le programme

Le nouveau programme d’éducation physique et sportive du cycle 2, paru au Bulletin officiel n° 22 du 28 mai 2026, entre progressivement en application :

  • au CP à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027 ;
  • au CE1 et au CE2 à la rentrée de l’année scolaire 2027-2028.

L'ancien programme de cycle 2 reste en vigueur pour l'année scolaire 2026-2027 pour les classes de CE1 et CE2.

Présentation du programme

À l’école élémentaire, quatre domaines (anciennement champs) complémentaires relatifs à la motricité offrent un parcours de formation équilibré et progressif :

  • se déplacer pour agir dans l’espace et sur une durée ;
  • construire des équilibres pour s’adapter à des environnements inhabituels ;
  • s’exprimer avec son corps pour éprouver et partager des émotions ;
  • coopérer et s’opposer pour apprendre à jouer en respectant les règles et les autres.

Regards sur le programme

Les émissions Regards sur présentent les nouveaux programmes. Le format repose sur les réactions des professeurs des écoles lors de leur lecture, afin d'expliciter les intentions et les nouveautés des programmes.

Regards sur les programmes d'éducation physique et sportive au cycle 2 et au cycle 3, une vidéo sous-titrée et chapitrée. La description du contenu de la vidéo est disponible dans l'onglet transcription.

Transcription

[Regards sur les programmes]

 

[Caroline PASCAL, Directrice générale de l'enseignement scolaire, Dgesco]

Mesdames et Messieurs, chers professeurs, bonjour et bienvenue sur la série « Regards sur les programmes ». Cette série, produite par la Dgesco, en collaboration avec Réseau Canopé et avec l'intervention de l'Inspection générale, vous présente les nouveaux programmes, leur sens, leur objectif, la façon dont ils ont été conçus, élaborés.

Nous avons également recueilli des témoignages, des questions, qui sont les vôtres, sur le terrain, de manière à vous apporter le conseil et l'appui le plus proche de celui dont vous avez besoin.

Je suis ravie de vous accueillir sur cette série. J'espère qu'elle vous apportera tout le profit nécessaire et je vous souhaite un excellent travail.

 

[Regards sur les programmes, Éducation physique et sportive, cycle 2 et cycle 3]

 

[Rémi GUYOT, Adjoint à la cheffe du bureau des écoles maternelles et élémentaires, Dgesco]

Mesdames et Messieurs, bonjour. Bienvenue dans cette nouvelle émission « Regards sur les programmes » consacrée aux programmes d'éducation physique et sportive des cycles 2 et 3. Je suis Rémi Guyot, adjoint à la cheffe du bureau des écoles maternelles et élémentaires au sein de la Direction générale de l'enseignement scolaire. Nous allons aujourd'hui croiser les regards de nos intervenants qui ont participé à l'élaboration des programmes et les questions des enseignants.

J'ai le plaisir d'accueillir sur notre plateau François Micheletti. Bonjour François. Vous êtes Inspecteur général de l'éducation, du sport et de la recherche. Vous êtes membre des collèges éducation physique et sportive et enseignement primaire. Vous êtes également le copilote du groupe de révision des programmes. 

 

[François MICHELETTI, Inspecteur général de l'éducation du sport et de la recherche, collège expertise disciplinaire et pédagogique d'éducation physique et sportive, copilote du GRP]

Bonjour Rémi, exactement.

 

Rémi GUYOT

Angélique Bizé, bonjour. Vous êtes inspectrice de l'Éducation nationale au sein de l'académie de Nancy-Metz.

 

[Angélique BIZÉ, Inspectrice de l'Éducation nationale premier degré, département des Vosges, académie de Nancy-Metz]

Bonjour Rémi. 

 

Rémi GUYOT

Joffrey Ménagé, bonjour et bienvenue. Vous êtes inspecteur d'académie - inspecteur pédagogique régional d'éducation physique et sportive au sein de l'académie de Nantes. 

 

[Joffrey MÉNAGÉ, Inspecteur d'académie, inspecteur pédagogique régional d'éducation physique et sportive, académie de Nantes]

Bonjour Rémi.

 

Rémi GUYOT

Et enfin Céline Bourgeois, bonjour, Vous êtes professeure des écoles, maître formatrice dans l'académie de Versailles. 

 

[Céline BOURGEOIS, Professeure des écoles, maître formatrice, département du Val-d'Oise, académie de Versailles]

Bonjour Rémi.

 

Rémi GUYOT

Une grande consultation nationale a eu lieu avant la publication des programmes. Durant celle-ci, vous avez pu nous faire part de remarques, de questions, à la lecture des projets de programmes.

Nous serons accompagnés, tout au long de l'émission, par Olivier Hadangue, directeur d'école, et Céline Martin, professeure des écoles. Bonjour à vous deux. Vous êtes dans votre école et vous allez relayer la parole des enseignants qui ont participé à cette concertation sur tous les niveaux, du CP à la 6e

 

[Olivier HADANGUE, directeur d'école, département des Hauts-de-Seine, académie de Versailles]

Bonjour Rémi, bonjour à toutes, bonjour à tous. Nous avons pu consulter les questions qui ont été posées lors de la consultation nationale, et nous allons pouvoir vous faire une lecture de celles qui ont été le plus souvent abordées.

 

Rémi GUYOT

Merci Olivier. Sans plus attendre, je vous laisse la parole pour partager les premières réactions des enseignants à la lecture des programmes d'éducation physique et sportive des cycles 2 et 3.

 

[Réactions]

 

[Céline MARTIN, professeure des écoles, département des Hauts-de-Seine, académie de Versailles]

Bonjour à toutes, bonjour à tous. Parmi les réactions spontanées qui portent sur l'ensemble du programme, plusieurs enseignants se questionnent sur votre mode opératoire. Par exemple, quelles ont été vos priorités et vos lignes directrices dans cette écriture ? 

 

[Olivier HADANGUE, directeur d'école, département des Hauts-de-Seine, académie de Versailles]

Dans la même idée, les professeurs se questionnent sur les nouveautés de ce programme. Que souhaitiez-vous changer par rapport au programme précédent et que souhaitiez-vous conservez ?

 

Céline MARTIN

Oui, et parmi les nouveautés de ce programme, des interrogations émergent : dans ce programme, pour les cycles 2 et 3, les champs d'apprentissage deviennent des domaines. Leurs intitulés sont renommés en : « se déplacer », « s'équilibrer », « s'exprimer », « coopérer et s'opposer ». Ils sont donc désormais alignés sur les programmes de maternelle. La classe de 6e reste, quant à elle, alignée sur les anciens champs d'apprentissages en lien avec le cycle 4. Pourquoi ces choix ? 

 

Olivier HADANGUE

Et enfin, une réaction sur le lien EPS et culture. L’EPS participe de la construction d'une culture corporelle, sportive et citoyenne. Les intitulés des domaines d'apprentissage semblent toutefois enlever toute dimension culturelle sportive par une référence explicite aux activités physiques, sportives et artistiques.

 

Rémi GUYOT

Merci à vous deux pour ces témoignages. Ceux-ci vont servir de point de départ pour nos échanges avec les intervenants. François, est-ce que vous pouvez nous préciser les premières intentions qui ont régi la rédaction de ces programmes ? 

 

[François MICHELETTI, Inspecteur général de l'éducation du sport et de la recherche, collège expertise disciplinaire et pédagogique d'éducation physique et sportive, copilote du GRP]

Plusieurs intentions, effectivement, et priorités ont régi ces programmes. La première intention prioritaire a été de concevoir une EPS, en tout cas des programmes, du 1er degré, qui s'adressent véritablement à des enseignants du 1er degré, et qui se dissocient de l'enseignement du second degré, tout en garantissant la continuité, notamment du cycle 3 entre l'école élémentaire et la classe de 6e.

Le deuxième enjeu, comme je l'ai dit, effectivement, nous nous adressons à des professeurs des écoles qui ne sont pas des professeurs d'éducation physique et sportive, à savoir des professeurs polyvalents. Et donc nos programmes s'adressent prioritairement à ces professeurs des écoles qui auront en charge d'enseigner l'éducation physique et sportive dans le 1er degré. La troisième priorité qui a présidé à l'élaboration des programmes, a porté sur le développement d'une éducation motrice globale et fondamentale, qui s'est notamment structurée à travers quatre domaines d'apprentissage et qui s'organise à travers plusieurs verbes d'action, notamment « se déplacer », « s'équilibrer », « s'exprimer avec son corps », « s'opposer et coopérer ». Et ces différents verbes d'action qui organisent l'éducation motrice et fondamentale de l'élève, permettent de développer des patrons moteurs au service du développement de l'aisance motrice de nos élèves du 1er degré. Le dernier enjeu prioritaire également, au-delà de cet enjeu important de l'éducation motrice fondamentale de nos élèves, a été d'inscrire également l’EPS dans une logique interdisciplinaire. La contribution effectivement de l'enseignement de l'éducation physique et sportive au regard des enjeux fondamentaux, des savoirs fondamentaux, mais également des éducation à et au parcours éducatif.

 

Rémi GUYOT

Merci, François. Joffrey, pourriez-vous préciser les changements majeurs opérés au sein du programme, et ce qui a été conservé des programmes précédents ? 

 

[Joffrey MÉNAGÉ, Inspecteur d'académie, inspecteur pédagogique régional d'éducation physique et sportive, académie de Nantes]

En lien avec les programmes précédents, nous avons opéré des changements majeurs, notamment sur l'intitulé des quatre domaines d'apprentissage, rédigés en verbes d'action au service d'une intention motrice ou éducative. Et également, nous avons actualisé les attendus de fin de cycle, rédigés sous forme des sous-domaines.

Et puis, en revanche, ce que nous avons réellement conservé, notamment les cinq objectifs de la discipline. Évidemment, l'importance de l'aisance aquatique, dans le parcours de formation des élèves, également le lien avec les compétences du savoir nager en fin de cycle 3, et enfin la place et le rôle des associations ou fédérations du sport scolaire notamment.

 

Rémi GUYOT

Céline, pouvez-vous nous éclairer sur les raisons de ces choix d'évolution ?

 

[Céline BOURGEOIS, Professeure des écoles, maître formatrice, département du Val-d'Oise, académie de Versailles]

Ce choix est présidé par la définition d'une EPS au 1er degré, selon une motricité globale et fondamentale préparatoire à une EPS au collège. Elle est centrée sur la formation polyvalente des élèves dans les activités physiques et sportives et artistiques, classées au sein des quatre champs d'apprentissage, présents bien évidemment dans les programmes de cycle 3, pour la classe de 6e.

 

Rémi GUYOT

Angélique, en lien avec la dernière réaction d'Olivier, pouvez-vous nous dire ce qu'il en est de la dimension culturelle au sein de ces programmes ? 

 

[Angélique BIZÉ, Inspectrice de l'Éducation nationale premier degré, département des Vosges, académie de Nancy-Metz]

La référence aux activités physiques, sportives et artistiques est présente dans les préambules des programmes EPS des cycles 2 et 3. Et au sein de chaque domaine d'apprentissage, des exemples d’APSA sont précisés. La référence culturelle aux activités physiques, sportives, artistiques n'est pas absente des programmes, mais les formes de pratiques physiques sont adaptées aux intentions motrices portées par chaque domaine d'apprentissage.

Par exemple, dans le domaine 3, les exemples d'activités physiques, sportives et artistiques cités sont : les danses, les arts du cirque, les activités gymniques. Par ailleurs, les exemples de réussite présents dans les programmes EPS pour le cycle 2 et dans les documents d'accompagnement pour le cycle 3, proposent une illustration des objectifs d'apprentissage en référence aux activités physiques, sportives et artistiques comme les arts du cirque pour le domaine 3 ou les jeux de raquettes pour le domaine 4. 

 

Rémi GUYOT

Merci à vous pour ces éclairages sur la philosophie générale des programmes, et nous allons retrouver à présent Olivier et Céline. Des professeurs s'interrogent sur des points plus spécifiques des programmes. Nous vous écoutons.

 

[Questions]

 

[Olivier HADANGUE, directeur d'école, département des Hauts-de-Seine, académie de Versailles]

Oui Rémi, effectivement, les professeurs demandent des précisions sur certains points qu'ils ont pu découvrir dans le programme. Pour commencer, la course d'orientation revient dans plusieurs questions, Par exemple : dans les programmes d’EPS des cycles 2 et 3, la course d'orientation apparaît dans le domaine 1, « se déplacer pour agir dans l'espace et sur une durée. » Or, comme toute activité de déplacement, la course d'orientation sollicite des ajustements d'équilibre et implique une adaptation à des environnements instables, ce qui relèverait davantage du domaine 2. Comment expliquez-vous ce changement de domaine ? 

 

[Céline MARTIN, professeure des écoles, département des Hauts-de-Seine, académie de Versailles]

Nous avons également noté plusieurs questions en lien avec la natation. Pourriez-vous nous dire en quoi dans les programmes, la référence au palier de l'aisance aquatique et à l’ASNS permet une progression dans l'apprentissage de la natation ? 

 

Olivier HADANGUE

La pratique du vélo a également été abordée à plusieurs reprises. Le savoir rouler s'articule-t-il toujours avec l'obtention de l’APER ?

 

Céline MARTIN

Et pour finir, une question qui concerne le domaine 3. L'intitulé du domaine 3 semble vouloir limiter le champ de l'expression au ressenti des émotions. Or, l'enjeu scolaire de ces activités n'est-il pas d'oser agir pour communiquer corporellement et produire des émotions ?

 

[Questions]

 

Rémi GUYOT

Merci pour ces retours riches et variés qui vont nous permettre de prolonger la réflexion. François, est-ce que vous pouvez nous éclairer sur le choix d'avoir intégré la course d'orientation au domaine 1 ? 

 

[François MICHELETTI, Inspecteur général de l'éducation du sport et de la recherche, collège expertise disciplinaire et pédagogique d'éducation physique et sportive, copilote du GRP]

Effectivement, l'objectif du domaine 1, c'est de développer la capacité des élèves à se déplacer pour agir sur le temps et l'espace. Et donc, à travers cet intitulé « moteur », l'enjeu est bien de permettre aux élèves d'augmenter ou de diminuer une durée, d'augmenter l'espace, mais aussi et surtout de se situer et de se repérer dans l'espace. Donc on n'est plus sur un domaine exclusivement porté autour de l'enjeu de formation de la performance, mais bien plus large que ça, c'est bien la capacité à agir sur l'espace et sur la durée, qui inclut effectivement la capacité à se situer, se repérer dans l'espace. C'est ce qui a justifié, au sein du groupe, le fait de placer la course d'orientation dans ce domaine 1. Par contre, effectivement, au niveau du cycle 3, et plus tard dans le cycle 4, la course d'orientation passera dans le domaine 2, c'est à dire le domaine de la capacité à s'adapter à des environnements variés. Mais il nous semblait important, au cycle 2 et au cycle 3, d'apprendre déjà à l'élève à se situer dans son espace, pour ensuite complexifier cet enjeu de formation de la course d'orientation, plus tard en classe de 6e, et plus tard au collège sur les relations carte-terrain, faire des choix adaptés à ces ressources, pour choisir des itinéraires. 

 

Rémi GUYOT

Joffrey, qu'en est-il du lien entre l'acquisition de l'aisance aquatique, les différents paliers de l'attestation du savoir nager en sécurité, et enfin de l'apprentissage de la natation ? 

 

[Joffrey MÉNAGÉ, Inspecteur d'académie, inspecteur pédagogique régional d'éducation physique et sportive, académie de Nantes]

À l'école élémentaire, la priorité a été donnée à la construction des compétences, de l'aisance aquatique et également du savoir nager en sécurité à la fin de cycle 3. L'enjeu, au niveau des repères de progressivité des programmes du cycle 2 et 3, ont été de les adosser aux trois paliers de l'aisance aquatique, et également aux compétences de l'attestation du savoir nager en sécurité, en relation avec la note de service du 28 février 2022. C'est un savoir sportif fondamental inscrit dans le code de l'Éducation. Et l’aisance aquatique, en tout cas dans le parcours de formation de l'élève, l'enjeu est vraiment d'aller développer des compétences autour de l'équilibre, d'un nouvel équilibre pour l'élève dans l'eau, évidemment, qui sera une propédeutique aux acquisitions et notamment aux techniques natatoires qui seront vues plutôt au collège. 

 

Rémi GUYOT

C'est très clair. Merci Joffrey. Une question était posée sur le lien entre le savoir rouler et l'attestation de la première éducation à la route, l’APER. Est-il dit quelque chose de spécifique au sein des programmes, Angélique ?

 

[Angélique BIZÉ, Inspectrice de l'Éducation nationale premier degré, département des Vosges, académie de Nancy-Metz]

L'enseignement de l'EPS, à l'école élémentaire, aborde la construction des équilibres à l'aide de moyens de locomotion, à travers des activités de roule et de glisse, intégrant, sans exclusivité, le savoir rouler, notamment à vélo, mais également à l'aide d'autres moyens de locomotion, comme les patins à roulettes et la trottinette. Le savoir rouler à vélo, savoir sportif fondamental, inscrit dans le code du sport, représente un support non exclusif de l’APER et ne peut à lui seul permettre l'obtention de cette attestation, mobilisant des compétences transversales.

 

Rémi GUYOT

Merci. La dernière question portait sur les champs de l'expression et la dimension des émotions. Céline, est-ce que vous pourriez préciser ? 

 

[Céline BOURGEOIS, Professeure des écoles, maître formatrice, département du Val-d'Oise, académie de Versailles]

Oui. Suite à la phase de consultation des programmes d’EPS à l'école primaire, donc d'abord cycle 1, puis ensuite cycle 2 et cycle 3, l'intitulé du domaine 3 ne se limite plus à vivre des émotions. Il envisage également le partage de celles-ci en impliquant les capacités des élèves à oser se montrer devant les autres, à éprouver, exprimer et partager des émotions, en mobilisant une motricité à visée artistique. Oser agir pour communiquer corporellement et produire des émotions deviennent ainsi des ancrages émotionnels. 

 

Rémi GUYOT

Merci pour vos réponses. Je pense que ces points essentiels sont maintenant bien plus clairs. Nous allons maintenant nous intéresser plus particulièrement à la mise en œuvre de ces programmes. Olivier et Céline, est-ce que vous pouvez nous dire comment les professeurs se projettent, et quelles interrogations ils ont pu exprimer à ce sujet ?

 

[Mise en oeuvre]

 

[Céline MARTIN, professeure des écoles, département des Hauts-de-Seine, académie de Versailles]

Plusieurs sujets ont été abordés. La mise en application du programme suscite des questions de faisabilité et de moyens. Une première question aborde les difficultés rencontrées pour gérer en même temps des élèves d'âges différents. Quels conseils donneriez-vous pour mettre en œuvre le programme dans une classe multi-niveaux comprenant des élèves du CP au CM2 ?

 

[Olivier HADANGUE, directeur d'école, département des Hauts-de-Seine, académie de Versailles]

Je complète sur la question des moyens avec cette interrogation : comment peut-on enseigner l’EPS si on ne dispose pas de matériel suffisant et de structures à proximité ?

 

Céline MARTIN

Les activités physiques quotidiennes sont également abordées à plusieurs reprises. Comment mieux affirmer que l'APQ, centrée sur des objectifs de santé et de bien-être, ne saurait se substituer à l'EPS, discipline d'enseignement à part entière ? Ou encore : comment répartir les temps de pratique de l'EPS et des APQ pour qu'elles soient les plus efficientes possible. 

 

Olivier HADANGUE

Et enfin, les professeurs se questionnent sur les interactions entre l’EPS et les autres disciplines. Comment s'appuyer sur l'interdisciplinarité dans le cadre de l'enseignement de l'EPS ?

 

[Mise en oeuvre]

 

Rémi GUYOT

Merci à nouveau Olivier et Céline. On rentre maintenant dans le cœur des programmes. François, pouvez-vous donner quelques conseils aux enseignants qui souhaiteraient appliquer ces programmes, mais notamment dans les classes multi-niveaux ? 

 

[François MICHELETTI, Inspecteur général de l'éducation du sport et de la recherche, collège expertise disciplinaire et pédagogique d'éducation physique et sportive, copilote du GRP]

Le premier conseil concerne effectivement la structuration de ces nouveaux programmes d'éducation physique et sportive pour le cycle 2 et le cycle 3, qui s'organise pour chacun des quatre domaines d'apprentissage, autour de trois degrés d'acquisition, l'un pour le cours préparatoire, l'autre pour le cours élémentaire et enfin le dernier pour le cours moyen, ce qui doit permettre justement à des professeurs des écoles qui enseignent dans des classes multi-niveaux, disjoints ou adjacents, d'avoir, de disposer de repères d'apprentissage qui facilitent la différenciation pédagogique. 

Le deuxième élément de réponse, bien que, dans une classe, on puisse effectivement avoir des élèves de niveaux différents, on peut tout à fait aussi viser un objectif d'apprentissage identique, mais à l'enseignant, effectivement, dans une conception universelle des apprentissages, de pouvoir gérer la différenciation à travers différentes variables didactiques que sont les consignes, l'aménagement du milieu, la constitution des groupes, les critères de réussite ou les critères de réalisation. Donc, ces différentes variables didactiques lui permettraient effectivement de gérer au sein d'un même groupe, un même objectif d'apprentissage, mais en l'adaptant au développement moteur et physique des élèves.

Et puis un dernier élément, effectivement, la différenciation pédagogique ne s'opère pas uniquement pour des classes multi-niveaux, mais en partant d'une conception universelle de l'apprentissage, on considère qu'une classe, même d'un seul niveau, est constituée d'élèves de niveaux différents, voire d'élèves à besoins éducatifs particuliers. 

 

Rémi GUYOT

On le sait, la question du matériel et des infrastructures est clé dans l'enseignement de l'EPS.

Est-ce que vous auriez des conseils à proposer pour mettre en œuvre les programmes de ce point de vue-là ? 

 

[Céline BOURGEOIS, Professeure des écoles, maître formatrice, département du Val-d'Oise, académie de Versailles]

Justement, les programmes d'EPS de l'école élémentaire ont été conçus pour s'adapter à des contextes d'enseignement qui ne nécessitent pas de matériel ou de structure sportive spécifique de proximité. Les objectifs d'apprentissage, ainsi que les exemples de réussite, témoignent de cette faisabilité de l'enseignement, avec du matériel pédagogique et des infrastructures de base, présentes dans les écoles, comme un préau, une salle polyvalente, des ballons, des foulards…

 

Rémi GUYOT

Joffrey, pour la première fois, dans les programmes sont cités les activités physiques quotidiennes. Quelles relations ou quelles distinctions sont à faire avec l’EPS ? 

 

[Joffrey MÉNAGÉ, Inspecteur d'académie, inspecteur pédagogique régional d'éducation physique et sportive, académie de Nantes]

L'enseignement de l'éducation physique et sportive, à l'école élémentaire, se base sur un programme qui est structuré autour d'un curriculum de formation pour les élèves, basé sur des finalités, des objectifs, des acquisitions et des modalités d'évaluation. La santé est un des objectifs cibles. Par contre, ce n'est pas le seul puisqu'on met aussi une priorité forte sur la dimension du développement de la motricité chez les élèves. En revanche, la mesure des 30 minutes d'APQ n'est pas adossée à un programme, ce qui permet une véritable liberté d'action pédagogique dans les écoles au service du bien-être et de la santé, notamment, pour les élèves, sur la dimension de la santé physique et mentale. Également, les 30 minutes d'APQ ne font pas l'objet d'évaluation de compétences, contrairement à l'éducation physique et sportive. Les programmes de l'EPS se structurent autour d'objectifs d'apprentissage qui jalonnent le parcours de formation de l'élève, alors que les 30 minutes d'APQ permettent une véritable autonomie pédagogique des écoles dans leur mise en œuvre, en prenant différentes formes, et sur différents temps, notamment les pauses actives en classe, les temps de récréation, le temps périscolaire, également, qui peut être mobilisé, et, effectivement, les déplacements actifs notamment.

 

Rémi GUYOT

Angélique, je crois que vous vouliez compléter ces quelques éléments. 

 

[Angélique BIZÉ, Inspectrice de l'Éducation nationale premier degré, département des Vosges, académie de Nancy-Metz]

Deux options demeurent possibles. La première est de proposer la mesure des 30 minutes APQ le jour où l’EPS n'est pas proposé, offrant aux élèves une pratique physique quotidienne mais répondant à des objectifs éducatifs et pédagogiques complémentaires. La seconde est de proposer un enseignement de l'EPS quotidien, c'est à dire une répartition journalière des 3 heures hebdomadaires, et qui peut se compléter par la mesure des 30 minutes APQ, selon des mises en œuvre variées, comme précisé précédemment.

 

Rémi GUYOT

Merci pour ces deux réponses. François. Qu'en est-il de l'interdisciplinarité dans le nouveau programme ? 

 

[François MICHELETTI, Inspecteur général de l'éducation du sport et de la recherche, collège expertise disciplinaire et pédagogique d'éducation physique et sportive, copilote du GRP]

Effectivement, ça a été, comme je le précisais tout à l'heure, un enjeu important de l'écriture des programmes, c'est-à-dire qu'à travers l'enseignement de l'éducation physique et sportive, c'est bien la polyvalence du métier de professeur des écoles qu'on a voulu mettre en exergue. Donc plusieurs apprentissages fondamentaux ou transversaux se développent et s'acquièrent à travers l'enseignement de l'EPS. Par exemple, l'acquisition d'un nouveau lexique lié au vocabulaire spécifique mobilisé dans le champ des activités physiques, sportives et artistiques. Mais c'est également la mobilisation d'un lexique, hors éducation physique et sportive, qui aurait pu être acquis en classe. Le deuxième enjeu porte sur l'oralité la capacité des élèves à développer leurs compétences orales, puisqu'ils pratiquent en éducation physique et sportive, mais ils ont aussi à assumer différents rôles et responsabilités : ils peuvent être juge, ils peuvent être spectateur, et donc ils peuvent être amenés, à l'oral, à apprécier une prestation et à le justifier auprès de leurs camarades.

Un autre enjeu important, c'est la capacité à s'approprier des temps, des distances, à se situer dans l'espace, qui sont aussi des enjeux de formation qui ne se réduisent pas à l’EPS, mais qui sont mobilisés à travers d'autres disciplines.

La capacité également à mesurer, à effectuer des calculs très simples, puisqu'on mobilise des temps, des distances, des durées, à travers l'enseignement d'éducation physique et sportive. Un autre enjeu nous paraît aussi important, il s'inscrit dans le parcours éducatif, artistique et culturel. Donc cette éducation artistique est développée notamment à travers le domaine 3, la capacité à s'exprimer avec son corps pour partager, vivre et éprouver des émotions, à travers les activités danse, d'expression corporelle, arts du cirque, comme le précisais justement Angélique tout à l'heure. 

Un enjeu important aussi, et c'était l'une des commandes de la matrice de ces programmes, c'était de montrer comment l’EPS mobilise aussi de façon intégrée les compétences psychosociales. Les enjeux liés au développement de relations positives avec les élèves, la connaissance de soi à travers l'enseignement de l'éducation physique et sportive, des compétences, aussi, relationnelles. Donc on voit bien qu’à travers l'enseignement de l'EPS, c'est permettre aussi à l'élève de mobiliser ou d'acquérir des savoirs transversaux et fondamentaux qui participent à la formation globale de l'élève. 

 

Rémi GUYOT

Je vous remercie pour l'ensemble de vos réponses relatives à la mise en œuvre du programme. Nous allons passer maintenant à la dernière partie de notre émission. Tout nouveau programme induit une nécessité de formation et d'accompagnement. Céline et Olivier, que pourriez-vous nous dire des besoins qui ont été exprimés dans le cadre de la concertation ?

 

[Ressources et formation]

 

[Céline MARTIN, professeure des écoles, département des Hauts-de-Seine, académie de Versailles]

Comme vous le dites Rémi, le sujet est abordé régulièrement. La formation est au cœur des besoins exprimés. La mise en œuvre de ces nouveaux programmes va demander une actualisation forte de nos connaissances, quels dispositifs de formation sont prévus pour les professeurs ?

 

[Olivier HADANGUE, directeur d'école, département des Hauts-de-Seine, académie de Versailles]

En complément des besoins de formation, l'accès à des ressources est une demande récurrente. Pourriez-vous nous donner des pistes d'appui pour travailler l'éducation citoyenne et l'éducation à la santé, dans le cadre du programme d’EPS ?

 

Céline MARTIN

Et si les professeurs demandent de nouvelles ressources, il ne faut pas oublier celles qui sont déjà à notre disposition. Les professeurs peuvent-ils s'appuyer sur les ressources existantes, concernant l'évaluation des acquis des élèves notamment ?

 

Olivier HADANGUE

Enfin, si les professeurs demandent de l'accompagnement, les directrices et les directeurs d'école, eux, se questionnent sur l'aide qu'ils peuvent leur apporter. Quand on est en charge d'une direction d'école, comment peut-on accompagner les professeurs, afin d'assurer la continuité des apprentissages entre les domaines du primaire et les champs du collège ?

 

[Ressources et formation]

 

Rémi GUYOT

On note une demande évidente d'accompagnement pour s'approprier les programmes. François, est-ce que vous pouvez nous éclairer sur les ressources qui sont, ou seront, à disposition ? 

 

[François MICHELETTI, Inspecteur général de l'éducation du sport et de la recherche, collège expertise disciplinaire et pédagogique d'éducation physique et sportive, copilote du GRP]

La première ressource concerne l'émission « Regards sur les programmes » d'éducation physique et sportive pour les cycles 2 et 3. 

La seconde ressource concerne les documents d'accompagnement. 

La troisième ressource concerne celles qui existent actuellement sur Eduscol et qui sont toujours d'actualité.

Et enfin, au niveau national, le plan national de formation permettra également aux enseignants de bénéficier d'un accompagnement sur ces programmes des cycles 2 et 3 en éducation physique et sportive. 

 

Rémi GUYOT

Angélique, est-ce que vous pourriez apporter des précisions sur les formations prévues sur le terrain ? 

 

[Angélique BIZÉ, Inspectrice de l'Éducation nationale premier degré, département des Vosges, académie de Nancy-Metz]

Les programmes vont être accompagnés par des actions, au niveau national, au niveau académique. En ce qui concerne le 1er degré, de par sa planification sur quatre ans et sa structuration, l'acte II des plans de formation va impacter l'ensemble des champs disciplinaires.

Ainsi, il est prévu 24 heures de formation en mathématiques, 24 heures de formation en français et 24 heures de formation dans les autres domaines disciplinaires et les thématiques pédagogiques transversales. En conséquence, un tiers de la formation continue des enseignants du 1er degré est consacré à d'autres domaines que le français et les mathématiques. 

 

Rémi GUYOT

Merci, Angélique. Céline, quels sont les points d'appui à développer entre ces programmes et ce qu'on appelle les éducation à ?

 

[Céline BOURGEOIS, Professeure des écoles, maître formatrice, département du Val-d'Oise, académie de Versailles]

Quelques principes qui contribuent à l'éducation à la citoyenneté, la connaissance, l'appropriation et le respect des règles, des partenaires, des adversaires, des différences entre les élèves : filles / garçons, sportifs / non sportifs, en situation de handicap. Il y a aussi le respect de l'environnement dans une éducation au développement durable. Il y a aussi l'apprentissage des rôles et des responsabilités différentes, au service de la coopération, dans la pratique d'activités physiques et sportives. Alors que la pratique physique quotidienne, les connaissances relatives à un mode de vie sain et équilibré, et aussi les connaissances de ses aptitudes physiques et des effets que produisent les activités physiques et sportives dans le développement de son corps, contribue également à l'éducation à la santé.

 

Rémi GUYOT

Joffrey, d'après vous, est-ce que les ressources utilisées précédemment, notamment sur les évaluations, peuvent-être encore utilisées ou est-ce que c'est à proscrire ? 

 

[Joffrey MÉNAGÉ, Inspecteur d'académie, inspecteur pédagogique régional d'éducation physique et sportive, académie de Nantes]

Alors si nous considérons les évaluations des aptitudes physiques, notamment l'endurance, la force et la vitesse, actuellement déployées en classe de 6e –  d'ailleurs, des capsules vidéo sont disponibles sur PodEduc – nous pourrions les utiliser à l'école élémentaire pour évaluer les qualités physiques des élèves.

D'ailleurs, à ce titre, il existe donc sur Eduscol des ressources qui peuvent aussi permettre l'exploitation de ces données pédagogiques en EPS, puis au-delà, dans le cadre notamment du projet d'école et de la liaison école-collège.

Concernant les évaluations des acquis des élèves, on est vraiment sur une dimension clé de la démarche d'enseignement au service de la différenciation pédagogique. 

Ensuite, la régulation est également importante concernant les apprentissages des élèves, dans un principe inclusif, vers, en tous cas, une EPS accessible pour tous les élèves. 

 

Rémi GUYOT

Dernière question, François, que pourriez-vous dire des ressources à disposition des directeurs d'écoles pour qu'ils puissent jouer leur rôle de facilitateur, notamment dans la continuité pédagogique en EPS ? 

 

François MICHELETTI

Les directeurs d'écoles bénéficient des documents d'accompagnement publiés sur Eduscol, qui offrent effectivement aux directeurs d'école et à leurs équipes un tableau synoptique qui agrège les objectifs d'apprentissage et les exemples des réussites, qui sont véritablement des ressources d'accompagnement très intéressantes.

Par ailleurs, l'instance du conseil école-collège permet également aux directeurs, aux IEN et aux chefs d'établissement, de disposer d'une instance véritablement très active et très intéressante, pour participer justement à cette continuité éducative sur le cycle 3. 

Et enfin, le déploiement des tests d'aptitude physique pour les élèves de 6e peut également être un objet d'étude très intéressant pour le conseil école-collège, pour assurer justement cette continuité éducative sur le cycle 3.

 

Rémi GUYOT

Merci beaucoup François pour ces précisions au service des directions d'école. 

Mesdames et Messieurs, nous arrivons au terme de l'émission Les contenus des 3 heures hebdomadaires d’EPS à l'école et des 4 heures hebdomadaires d’EPS au collège, ont été précisés. La mise en œuvre des programmes et les ressources pour y parvenir également. 

Un grand merci à vous pour vos regards d'experts. Un grand merci aux enseignants pour les questions pertinentes. Un grand merci à Olivier et Céline de les avoir relayées fidèlement.

Et nous serons ravis de vous retrouver pour une prochaine émission « Regards sur les programmes. »

 

[Remerciements aux professeures et professeurs qui se sont exprimés dans le cadre de la consultation nationale sur les projets de programmes, à Olivier Hadangue et Céline Martin qui ont relayé ces questions, aux expertes et experts en plateau.

Épisode réalisé par la Direction générale de l'enseignement scolaire, Sous-direction de la formation, de l'innovation et des ressources, Bureau des programmes et ressources pédagogiques.

En collaboration avec Réseau Canopé.

 

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Concevoir et mettre en œuvre un enseignement au cycle 2

Concevoir une organisation de l'EPS pour les trois années du cycle 2

Au cycle 2, les objectifs d’apprentissage visent des acquisitions motrices (exploration et développement) et éducatives fondamentales dans la continuité du cycle 1. Deux degrés d’acquisition sont ciblés, l’un en cours préparatoire et l’autre en cours élémentaire.

Concevoir un module d'apprentissage en EPS

Un module d'apprentissage met en œuvre une activité physique choisie. Construit à partir de ce que les élèves savent déjà faire, il est structuré autour d'objectifs d'apprentissage et organise la succession des séances pour assurer une progressivité dans les acquisitions des élèves.

Concevoir une séance d'EPS

Au sein du module d'apprentissage, chaque séance est bâtie sur un objectif qui précise ce que les élèves vont apprendre. Le contenu de chaque séance dépend de sa place dans le module.

Mettre en œuvre une situation d'apprentissage : deux exemples en vidéo

Mettre en œuvre une situation d'apprentissage, c'est organiser l'espace et les relations. C'est aussi assurer des ajustements permanents en fonction des réactions des élèves et de leur engagement dans l'activité. De courts extraits vidéos, téléchargeables, illustrent des moments clés de différentes séances. Ils mettent en évidence l'intervention des enseignants, ce qu'ils disent, ce qu'ils font et permettent de repérer des comportements d'élèves.

Un exemple de situation complexe : le parcours d'orientation

Mettre en œuvre une situation d'apprentissage, c'est organiser l'espace et les relations. En extérieur, cette organisation revêt un caractère encore plus essentiel, les repères habituels des élèves n'étant plus - ou étant moins - disponibles. La séance de course d'orientation proposée ici donne l'occasion de voir différentes dimensions de l'activité des élèves et les commentaires apportés par l'enseignante aident à appréhender les enjeux et les conditions de réussite d'une telle séance.

Quelques repères sur les possibilités des élèves

Engager les élèves dans des activités physiques et sportives adaptées consiste à proposer des situations d'apprentissage qui tiennent compte des possibilités des enfants au cycle 2 et qui reposent sur quelques principes pédagogiques essentiels : adapter la distance ou la durée de l'effort à leurs possibilités physiologiques et psychologiques, développer de nouvelles coordinations motrices, varier l'environnement dans lequel ils évoluent, etc.

Contribuer au socle commun de connaissances, de compétences et de culture

Le programme d'EPS est structuré autour de quatre champs d'apprentissage. Chacun d'eux englobe une famille d'expériences motrices dans lesquelles les compétences générales d'EPS sont travaillées et développées pour contribuer aux cinq domaines du socle.

La progressivité par champ d'apprentissage

Faire progresser tous les élèves, c'est d'abord identifier ce que chacun doit mettre en œuvre pour atteindre les attendus de fin de cycle définis par le programme. Les ressources qui suivent proposent, pour chaque champ d'apprentissage, une explicitation de ces attendus. Elles identifient des repères de difficulté possible chez l'élève et précisent les acquisitions à construire.

Faire progresser tous les élèves

Des contenus à enseigner et des repères de progressivité dans une activité du champ d'apprentissage

Au cours du cycle 2, deux ou trois modules d'une même activité, à différents moments du cycle, permettent aux élèves d'évoluer et de proposer des réponses motrices de plus en plus élaborées. Les ressources proposent ici, pour chaque champ d'apprentissage, une progression dans un exemple d'activité. Ce cadre méthodologique peut être transposé dans d'autres activités physiques du même champ d'apprentissage.

Évaluer les acquis des élèves

Ces ressources proposent, pour chaque champ d'apprentissage et à travers un exemple d'activité, des repères d'évaluation au regard des attendus de fin de cycle et des domaines du socle commun principalement concernés. Ces repères permettent de mesurer le degré d'atteinte des objectifs d'apprentissage selon une échelle de référence d'un niveau 1 (maitrise insuffisante) à un niveau 4 (très bonne maîtrise), en privilégiant une évaluation positive qui valorise les progrès de l'élève.

30 minutes d'activité physique quotidienne en complément de l’EPS

  • enseigner à l'école élémentaire

  • éducation physique et sportive (discipline)

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